09/05/2026
Les résultats de la demi-finale du concours interuniversitaire MPandanjila qui a réuni 10 institutions universitaires de la RDC autour des projets miniers et entrepreneuriaux aura au moins eu le mérite de réveiller plusieurs débats au sein du monde académique congolais.
Voir lâUniversitĂ© de Kinshasa terminer avant-derniĂšre dans une compĂ©tition liĂ©e au secteur minier interpelle profondĂ©ment, surtout pour une institution considĂ©rĂ©e depuis des dĂ©cennies comme la rĂ©fĂ©rence acadĂ©mique du pays.
En tant quâĂ©tudiant gĂ©ologue Ă lâUNIKIN, une question me revient : quels ont rĂ©ellement Ă©tĂ© les critĂšres de sĂ©lection de la dĂ©lĂ©gation censĂ©e reprĂ©senter lâuniversitĂ© dans ce concours ?
Dans un pays minier comme la RDC, oĂč lâUNIKIN regorge dâĂ©tudiants compĂ©tents en gĂ©ologie, mines, gĂ©osciences et disciplines techniques, il est lĂ©gitime de sâinterroger sur la place accordĂ©e Ă la mĂ©ritocratie dans le choix des reprĂ©sentants.
Ce message nâest pas une critique contre les Ă©tudiants sĂ©lectionnĂ©s, encore moins contre les autres universitĂ©s. Au contraire, fĂ©licitations Ă lâUniversitĂ© Officielle de Mbujimayi pour leur brillante performance.
Mais cette situation doit pousser nos institutions académiques à une réflexion sérieuse : sommes-nous en train de sélectionner les meilleurs profils, ou simplement les mieux connectés ?
Le prestige historique seul ne suffit plus. Aujourdâhui, ce sont les compĂ©tences, la prĂ©paration et lâexcellence rĂ©elle qui doivent parler.
Et vous, pensez-vous que nos universités doivent revoir leurs critÚres de sélection pour mieux valoriser les talents ? Je serais heureux de lire vos analyses.