26/01/2022
PRÈS SU***DE.
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Laissez moi commencer cette épisode avec cette phrase: notre souffrance doit être la rage qui nous pousse à faire mieux qu'avant.
En 2015 - 2016 je pense, j'abandonne mes études en cinquième année , un moment inoubliable de ma vie où je dois vraiment me su***der comme le fait la plupart des jeunes dans la ville de Goma.
Qu'est-ce qui pousse que j'abandonne mes études? L'argent, la nourriture, non moi je ne manque de rien.
Pourquoi je dois réellement me suicidé? Je vous rappelle si l'occasion se présente.
Pour tout dire je suis malade,une dépression mentale que personne au monde a le kilo de supporter,pas dans cette voix vraiment, il faut le vivre pour comprendre ce dont je parle.
Je parle d'un monde où dans ma tête je sens ce genre des criquets qui traversent ma mémoire, et j'oublie facilement, j'ai l'impression que je ne suis plus intelligent, ça vient de faire plus de 8 mois environs.
Je parle de ce 8 mois, plus de 240 jours,semaine après semaine, nuit après nuit, jour après jour où je passe dans ma chambre, où je pleure comme un bébé de 19 ans, sans voix, sans que personne m'écoute, sans que personne m'aime, sans la famille soit là pour moi.
Sans que personne m'assiste, sans que personne me comprenne, sans même avoir une personne qui peut m'aider à pleurer, ni ma maman(seconde ma maman), ni mon père, ni mes soeurs ni mes frères, ni mes cousins, mes amis, mes collègues, non plus un psychologue. Mon Dieu pourquoi je ne me su***de pas ?
Je sens ce genre de désespoirs qu'un enfant,jeune de mon époque ne pourra pas connaître et résister à part se su***der.
Je ne manches pas mes mots , je vais me su***der, d'ailleurs je le fais maintenant parce que je me déconnecte du monde, je n'aime plus utiliser un téléphone, je ne veux personnes me voir, je ne sorts pas dans mon lit, dans ma chambre.
Je sens ce genre des peurs inexplicables, une souffrance intolérable où la mort est le seul moyen pour me soulager de mes peines me faire sortir d'angoisses. Je sens ce genre de pression inexplicable et je m' arrête par-là.
Bref, la plus grande souffrance que j'ai c'est mon passé, tout ce que j'avais fait avant le 8 mois font de tour dans ma tête et me ronge en petit feu.
La seule personne que je reconnais me réconforter aujourd'hui c'est ma tante que je ne cite pas son nom, elle me dit au salon quand tout le monde mon père et ma mère(seconde mère) se foutent de ma gu**le, Nicolas t'inquiète je comprends ce que tu ressens en petite voix incompris.
cette phrase me sauve la vie car tout le monde sauf personne me dit Nicolas nous te disions mais tu ne comprenais rien.
La vache est-ce que moi vraiment j'ai besoin de ça à ces moments d'amertume de toute ma vie? J'ai juste besoin de quelqu'un pour compatir avec moi.
APRÈS LA VAGUE
Si je suis ce que je suis aujourd'hui avec un coeur mordant(que Dieu me guérisse) c'est parce que j'avais connu pire au monde que dans mon imagination personne ne l'a un jour vécu, d'ailleurs c'est vrai personne.
Si j'ai toujours eu une inspiration de génie c'est parce que derrière cette personne,ma personne se cache le moment, extra-difficile que le monde saura dans les jours avenir pour inspirer des milliers des jeunes qui se trouvent dans les désespoirs et pensent n'avoir aucune porte de secours ni de sortie.
Dieu(ton Dieu) nous aime et croyons nous sur parole, il doit y avoir un plan pour nous en secret, ce n'est pas pour rien, ni un hasard que nous sommes encore là.
Laissez moi terminer cette épisode avec ce rappelle, notre souffrance doit être la rage qui nous pousse à faire mieux qu'avant.
PRÈS SU***DE
Nicolas Emcarrene