29/03/2026
𝗠𝗔𝗥𝗜𝗘-𝗝𝗢𝗦𝗘́ 𝗦𝗢𝗠𝗕𝗢 : 𝗨𝗡𝗘 𝗩𝗢𝗜𝗫 𝗤𝗨’𝗢𝗡 𝗔 𝗧𝗥𝗢𝗣 𝗟𝗢𝗡𝗚𝗧𝗘𝗠𝗣𝗦 𝗜𝗚𝗡𝗢𝗥𝗘́𝗘
Née en 1945, Marie-José Sombo commence très tôt dans les médias, à une époque où la parole des femmes congolaises comptait presque pas. À seulement 16 ans, elle devient speakerine à Radio Léopoldville. Et franchement… ce n’était pas rien. Une jeune femme noire, dans un milieu dominé par les hommes et encore marqué par la colonisation… c’était déjà une forme de combat, même si on ne l’appelait pas comme ça.
Quelques années après, elle rejoint le journal L’Avenir. Là aussi, elle ne passe pas inaperçue. À ce moment-là, il y avait presque aucune femme journaliste noire. Elle écrit, elle observe, elle comprend très bien ce qui se passe autour d’elle.
Mais ce qui marque vraiment, c’est qu’elle ne se tait pas.
Bien avant que les questions des femmes deviennent un sujet ouvert au Congo, elle en parlait déjà. Elle disait clairement que les femmes étaient mises de côté. Qu’on ne les voyait pas. Qu’on ne les écoutait pas.
En 1956, il y a un moment qui résume bien tout ça.
Une délégation de Congolais part à Bruxelles — avec des figures comme Lumumba. Des hommes importants, des futurs leaders…
Mais aucune femme.
Pas une seule.
Et elle, elle le remarque. Elle ne laisse pas passer. Elle pose une question simple, mais qui dérange : pourquoi aucune femme n’a été invitée ? Pourquoi elles sont toujours mises à l’écart, même quand il s’agit de représenter le pays ?
À cette époque, dire ça comme ça… fallait oser.
Des femmes comme Marie-José Sombo, ce n’était pas juste des témoins de l’histoire.
Elles parlaient.Elles dénonçaient.Elles prenaient des risques.
Et aujourd’hui… on en parle presque pas