06/28/2025
Ellipse.
Quatre mois se sont écoulés, depuis ma dernière publication. Quatre mois. Je vous disais, à l’époque, que l’eau, parfois, coulait en torrents sous les ponts. Hum. Je ne croyais pas si bien dire. Ce qui se passe, ici, au Québec, en ce moment, me pousse à sortir de ma tanière…
Amies lectrices, amis lecteurs de la Francophonie… Quelques jours avant les vacances estivales, le ministre de l’Éducation a lancé une énième bombe au visage des élèves du Québec, ce qui a causé un tsunami d’une force exceptionnelle, détruisant ce qu’il restait de pont… de lien… entre le gouvernement et les profs, parents, directions et professionnel-les.
Les coupures annoncées affecteront la société dans sa globalité.
C’était déjà moche.
C’était déjà pire.
C’était déjà en recul.
C’était déjà dans le rouge.
C’était déjà un sacrifice.
Ce que les écoles québécoises vivront, dans les prochains mois, ce sera : du jamais vu. Vous savez, quand nous pensions avoir atteint le troisième fond du baril… Il en existait un quatrième (et un cinquième… et un sixième…).
Je suis inquiète.
Le gouvernement ne se rétractera pas.
Je suis inquiète.
Collègues, camarades du monde de l’éducation québécoise, j’émets un souhait : oui, je le sais pertinemment, vous utiliserez une grande partie de vos forces et énergies restantes, à vous « battre contre », « à lutter pour ». C’est déjà commencé. Des pétitions circulent, des levées de bouclier sont organisées, un peu partout… Oh, mes ami-es. Vous qui pensiez vous reposer… vous qui désiriez « sombrer » en vacances comme on se coule dans un profond sommeil… S’il vous plaît. S’il vous plaît, pensez à vous d’abord.
Débranchez-vous, plusieurs fois par semaine.
À ce moment-ci de l’année scolaire, ce qui reste de vous, ce qui reste en vous… vous appartient. Ne l’offrez pas au gouvernement.
Depuis la création de ce blogue, je vous parle d’autosoins. Là, là, maintenant, ce n’est pas une suggestion. C’est une prescription ! Comment réussirez-vous à rembarquer dans le train, à la rentrée, à traverser la prochaine année, si votre batterie d’urgence est déjà purgée?
Chut…
Commencez dès maintenant à faire le vide.
Votre entourage a besoin de vous. Vos enfants. Votre amoureuse. Votre amoureux. Vos potes. Ne laissez pas le gouvernement puiser à même votre santé mentale. Proverbe cucul, mais significatif : ne placez pas tous vos œufs dans le même panier. Si vous entrez dans ce mouvement de lutte, cet été, épargnez-vous tout de même, car les élèves auront besoin de vous, cet automne. Votre famille a besoin de vous, maintenant. Comme vous le prônez en classe : faites de bons choix!
Autosoins.
Obligatoires.
Je pense à vous.
### Emmanuelle