04/18/2026
"Be in your body as deeply as you can"
La méthode TRE®(Trauma Releasing Exercices) est une pratique somatique de relâchement des tensions et des traumatismes.
Avant d’obtenir sa certification comme praticienne de la méthode TRE®(TRE for All, Inc.), Véronique Lamarre-Tremblay est d’abord diplomée de l’Université du Québec à Montréal en travail social et en éducation somatique. Il s'agit d'un outil simple et efficace pour libérer le corps de l'impact du stress dû à des expériences de vie traumatiques ou associées au stress de la vie quotidienne; expérien
04/18/2026
"Be in your body as deeply as you can"
04/08/2026
« Les gens pensent que guérir est quelque chose de doux. Mais guérir est violent. Parce que rien n’est plus effrayant que de se réveiller un jour et de réaliser… que toute ta personnalité n’était qu’une réponse au traumatisme. Que ton calme était en réalité de la suppression. Que ton indépendance s’est construite sur l’incapacité de compter sur qui que ce soit. Que ton perfectionnisme n’était que de la peur déguisée.
Guérir, c’est faire le deuil de la version de toi qui a fait ce qu’elle devait faire simplement pour se sentir en sécurité. Et la laisser partir est la partie la plus difficile. »
03/30/2026
https://cultiverloptimisme.fr/le-systeme-dexploitation.../
Une clef de la régulation(ou dérégulation) de notre système nerveux autonome
03/21/2026
Selon le Dr Gabor Maté,
le rôle fondamental des émotions
est d'agir comme un mécanisme de protection,
semblable au système immunitaire,
en permettant d'accueillir ce qui est sain
et de repousser ce qui est toxique.
Elles sont essentielles
pour poser des limites,
maintenir l'intégrité personnelle
et distinguer
ce qui est bon pour nous
de ce qui représente une menace.
Par exemple,
la colère et la peur
nous aident à ériger des barrières
face à la toxicité relationnelle ou environnementale.
L'expression des émotions
permet de maintenir l'équilibre interne.
La répression émotionnelle,
souvent due à une enfance
où l'expression était interdite,
peut, au contraire, mener à des maladies chroniques.
Dr Gabor Maté est un médecin canadien, auteur, conférencier, reconnu au niveau international notamment pour son approche révolutionnaire liant les traumatismes de l'enfance au stress, aux addictions et aux maladies chroniques.
Dans sa perspective, le développement sain d'un enfant repose sur un équilibre entre deux besoins fondamentaux qui entrent souvent en conflit : l'attachement (le besoin d'être aimé et protégé) et l'authenticité (le besoin de ressentir et d'exprimer sa propre vérité).
Voici les piliers qu'il identifie pour nourrir ces besoins :
- L'attachement inconditionnel :
L'enfant doit se sentir aimé pour ce qu'il est, et non pour ce qu'il fait ou pour son obéissance. C'est la base de sa sécurité émotionnelle.
- L'acceptation des émotions :
L'enfant a besoin d'un espace où toutes ses émotions (colère, tristesse, joie) sont accueillies sans jugement, lui permettant de rester connecté à son ressenti intérieur.
- Le droit au repos (émotionnel) :
Il ne s'agit pas de sommeil, mais de la liberté de ne pas avoir à "travailler" pour obtenir l'amour de ses parents. L'enfant peut simplement "être".
- L'autonomie sécurisée :
Le besoin d'explorer le monde et de développer son propre "moi" tout en sachant qu'il a un port d'attache sûr où revenir en cas de stress.
Le conflit tragique :
Maté explique que si un enfant doit choisir entre être authentique (exprimer sa colère, par exemple) et garder l'attachement de son parent (qui menace de se retirer s'il fait une crise), il choisira toujours l'attachement pour survivre. C'est cette suppression de soi qui crée la "blessure intérieure" à l'origine des maladies et addictions plus t**d.
03/20/2026
Dans certains parcours de vie marqués par l’instabilité,
le stress chronique ou le trauma relationnel,
la dépression peut être comprise
non seulement comme un trouble à traiter,
mais aussi comme l’expression
d’un système nerveux resté mobilisé trop longtemps.
Lorsqu’un individu a appris très tôt à s’adapter,
à contenir ses émotions
ou à tolérer des environnements insécurisants,
une part importante de son énergie physiologique
peut être consacrée à maintenir un équilibre interne fragile.
Cette mobilisation prolongée
n’est pas toujours visible de l’extérieur.
Elle se manifeste souvent par une tension de fond,
une hypervigilance ou un effort constant pour « tenir ».
Avec le temps,
lorsque l’énergie de protection
n’a pas pu s’exprimer vers l’extérieur,
par des limites claires,
des mouvements de défense,
ou une affirmation de soi,
elle peut se retourner vers l’intérieur.
Le combat devient alors invisible.
Il se transforme en auto-critique,
en inhibition,
en épuisement
ou en retrait.
Dans cette perspective,
certains états dépressifs
peuvent être compris
comme un ralentissement imposé par l’organisme,
une tentative de régulation
face à une lutte interne
devenue difficilement soutenable.
Cette lecture n’oppose pas les dimensions biologiques, psychologiques et sociales de la dépression,
mais invite à y intégrer
une compréhension neurophysiologique et somatique.
Les approches qui soutiennent
la restauration d’un sentiment de sécurité corporelle,
la régulation du système nerveux autonome
et la mobilisation progressive des ressources internes
peuvent alors contribuer
à transformer cette énergie de survie
en capacité d’adaptation plus souple et plus durable.
Changer de regard sur ces processus
peut permettre de passer
d’une logique de correction du symptôme
à une compréhension plus globale
des mécanismes de protection à l’œuvre,
et, potentiellement,
à des trajectoires de rétablissement
plus profondes et plus respectueuses
du rythme de la personne.
03/15/2026
Pourquoi on fait des pauses en TRE
Dans les séances de TRE les tremblements neurogéniques permettent au corps de relâcher des tensions profondes accumulées dans le système nerveux. Ce processus est naturel et autonome : le corps sait comment libérer ce qui a été retenu.
Pourtant, dans la pratique, nous faisons régulièrement des pauses pendant les tremblements.
Ces pauses ne sont pas des interruptions du processus, mais une partie essentielle du processus lui-même.
Le système nerveux ne se régule pas seulement par la décharge, mais aussi par l’alternance entre activation et intégration.
Lorsque nous faisons une pause, le corps a le temps de ressentir, d’assimiler et d’organiser ce qui vient de se libérer. C’est dans ces moments que l’expérience peut réellement s’inscrire comme quelque chose de nouveau et de sécurisant.
Les pauses permettent aussi de rester dans une zone de sécurité et de tolérance pour le système nerveux. Plutôt que de forcer ou de pousser le processus, nous apprenons à écouter le rythme du corps. Cette approche respecte l’intelligence biologique du système nerveux et favorise une régulation plus durable.
Petit à petit, la personne développe une capacité précieuse :
sentir quand s’activer, quand ralentir, et quand s’arrêter.
Ainsi, les pauses deviennent un apprentissage fondamental. Elles soutiennent l’intégration, renforcent la sécurité intérieure et permettent au corps de retrouver sa capacité naturelle d’autorégulation.
En TRE, on ne cherche pas à aller plus vite.
On cherche à aller juste.
03/14/2026
"Après un traumatisme, le monde est perçu à travers un système nerveux différent. L’énergie de la personne survivante est alors mobilisée pour tenter de contenir le chaos intérieur, souvent au détriment de sa capacité à s’engager spontanément dans sa vie."
Dans cette perspective, le traumatisme n’est pas seulement un souvenir psychologique, mais une expérience qui modifie profondément la physiologie du système nerveux et la manière dont le corps perçoit la sécurité et la menace. Une grande partie de l’énergie vitale peut alors être consacrée à maintenir un équilibre interne fragile, ce qui réduit la disponibilité pour la présence, la créativité et l’élan naturel vers la vie. La méthode TRE propose un chemin corporel pour soutenir ce processus de régulation : en permettant au corps de relâcher progressivement les tensions de survie accumulées, les tremblements neurogéniques peuvent contribuer à restaurer un sentiment de sécurité incarnée. À mesure que le système nerveux retrouve plus de fluidité et de stabilité, l’énergie auparavant mobilisée pour contenir le chaos intérieur peut se réorienter vers l’engagement spontané, la relation et l’expérience vivante du moment présent.
03/14/2026
LE RESSENTI BIOLOGIQUE
Dans plusieurs approches, notamment la théorie polyvagale ou encore la méthode TRE, on distingue le vécu rationnel ou narratif du vécu biologique ou neurophysiologique. Le ressenti biologique correspond à la manière dont le système nerveux perçoit une situation, au niveau de sécurité ou de menace inscrit dans le corps, ainsi qu’aux réactions automatiques de survie qui peuvent s’activer. Il s’agit d’un ressenti pré-verbal, immédiat et corporel, qui peut être totalement indépendant de ce que la personne pense consciemment. Ainsi, une personne peut se dire : « Cet homme est gentil, je suis en sécurité », alors que son corps peut simultanément manifester une contraction du bassin, une accélération cardiaque, de la dissociation, une envie de fuir ou encore une sensation de gel intérieur. Dans ce cas, le ressenti biologique est celui du danger, même si le mental conclut à la sécurité. Le système nerveux agit alors en fonction de sa mémoire implicite.
D’un point de vue évolutif, la survie dépend de réactions rapides, et le cerveau archaïque agit avant le cortex rationnel. On parle souvent, dans ce contexte, de neuroception, un concept développé par Stephen Porges pour décrire la capacité du système nerveux à détecter les signaux de sécurité, de danger ou de menace vitale sans passer par la pensée consciente. C’est précisément à ce niveau que le TRE intervient. Les tremblements neurogéniques permettent de libérer des tensions de survie accumulées, d’aider le système nerveux à sortir d’états de figement et de réorganiser la perception corporelle de sécurité. Autrement dit, le TRE ne travaille pas avec l’histoire racontée, mais avec l’histoire inscrite dans les tissus et dans le système nerveux autonome.
Concrètement, lorsqu’une personne a vécu de la violence, une peur intense ou une menace sexuelle ou vitale, le corps peut rester bloqué dans des schémas de protection tels qu’une contraction profonde du psoas, un hyper-tonus pelvien, une activation sympathique chronique ou, à l’inverse, un état d’effondrement dorsal vagal, et ce même des années plus t**d. Le rationnel peut dire : « c’est fini », alors que le système nerveux continue de vivre : « c’est maintenant ». Dans cette perspective, le TRE peut être compris comme un dialogue direct avec le ressenti biologique. Les tremblements permettent de décharger l’énergie de défense restée inachevée, de restaurer la mobilité neurophysiologique et d’actualiser la perception du présent. Progressivement, le corps apprend que le danger est passé, et la neuroception se transforme.
Au fil du travail, certaines transformations deviennent possibles : le bassin devient plus vivant, la respiration descend naturellement, la présence corporelle s’approfondit et la capacité de relation s’ouvre. Le ressenti biologique peut alors évoluer, passant d’une association, par exemple, entre sexualité et menace à une expérience de sensation, de choix et de plaisir possible. Ce changement ne vient pas d’une décision mentale, mais d’une réorganisation du système nerveux. En ce sens, une idée essentielle peut être retenue : on ne guérit pas seulement en comprenant, on guérit lorsque le corps commence à ressentir différemment.