05/03/2021
Bonjour
-Wall Street en déclin après les commentaires de Powell
Le Dow Jones cède 1,11%, le S&P-500 perd 1,34% et le Nasdaq chute de 2,11%.
- La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, le Nasdaq ayant affiché un déclin d'environ 10% par rapport à son pic de février, alors que les remarques du président de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, ont déçu des investisseurs préoccupés par la montée des rendements obligataires.
Les bons du Trésor américain à dix ans ont grimpé à 1,533% après la prise de parole de Jerome Powell, qui n'a pas signalé une intervention de la Fed sur les marchés pour faire baisser les taux à long terme. Il s'agit toutefois d'un niveau inférieur au record en un an de 1,614% atteint la semaine dernière.
Certains investisseurs s'attendaient puisse accroître ses achats d'obligations afin de faire baisser les taux d'intérêt à long terme.
"Le marché s'inquiète de la hausse des taux d'intérêt à long terme et le président de la Fed n'a pas vraiment poussé contre la hausse des taux dans ses commentaires et le marché l'a pris comme un signal que les rendements pourraient grimper encore, comme cela s'est produit", a analysé Scott Brown, économiste en chef chez Raymond James, en Floride.
Le Nasdaq a effacé presque tous les gains qu'il avait accumulés jusque-là depuis le début de l'année, terminant en baisse d'environ 10% par rapport à son record en clôture le 12 février.
Des données publiées dans la journée montrent que le nombre d'inscriptions au chômage aux Etats-Unis a grimpé la semaine dernière, probablement sous l'effet des tempêtes hivernales brutales survenues dans le sud du pays, même si les perspectives sur le marché du travail s'éclaircissent avec le recul des nouvelles infections au coronavirus.
Le secteur de l'énergie du S&P-500 a progressé de 2,5% pour s'établir à un plus haut en un an, sous l'effet de prix du pétrole à la hausse.
Le volume des échanges américains s'est établi à 18 milliards d'actions, contre une moyenne de 15 milliards pour l'ensemble de la séance au cours des 20 derniers jours d'échanges.
Apple, Tesla et PayPal font partie des titres qui ont le plus pesé sur le S&P-500, Tesla ayant marqué une chute de près de 5%, alors que les entreprises technologiques sont particulièrement sensibles à la hausse des rendements obligatoires.
-L’emploi américain, point d’orgue de la semaine boursière
Les créations d’emplois devraient avoir rebondi en février aux Etats-Unis, mais le chemin reste encore long avant de retrouver des conditions normales sur le marché du travail.
Comme chaque premier vendredi du mois, l’attention des investisseurs se portera sur les chiffres de l’emploi du Bureau of Labor Statistics (BLS). Après la chute spectaculaire du printemps 2020 (-20,7 millions en avril), le marché du travail a connu un vif rebond aux Etats-Unis, se traduisant par des créations de postes de manière ininterrompue entre les mois de mai et novembre. En décembre, en revanche, des destructions (-227.000) ont été enregistrées sur fond de recrudescence des cas de contamination à la Covid-19 et de mesures de restriction d’activité. En janvier, les créations se sont limitées à 49.000. L’emploi stagne dans de nombreux secteurs exposés à la crise et qui sont traditionnellement de gros pourvoyeurs, comme l’hôtellerie et la restauration.
Quel est le vrai taux de chômage ?
Il faudra certainement encore plusieurs mois, une accélération de la campagne de vaccination et un allègement des restrictions sanitaires pour que la situation se normalise. Pour le mois de février qui vient de s’achever, le consensus table sur 180.000 créations de postes et une petite hausse du taux de chômage à 6,4% de la population active, contre 6,3% en janvier. Mais, selon les estimations de la Réserve fédérale américaine (Fed), le niveau serait sans doute plus proche des 10% dans la mesure où la crise a découragé de nombreux Américains de participer au marché du travail. Concernant le salaire horaire, il est attendu en hausse de 0,2% sur un mois, ce qui éloigne plus ou moins les craintes inflationnistes.
Parmi les autres rendez-vous du jour, on signalera la balance courante de la France, les commandes à l’industrie en Allemagne, les prix à l’importation dans l’industrie en zone euro et la balance commerciale américaine. Tous ces indicateurs concernent le mois de janvier. En Chine, la session annuelle du Congrès national du peuple débute ce vendredi. Elle avait été reportée l’an dernier à cause de la pandémie.