19/06/2020
À lire jusqu'à la fin SVP
LA VIE EST UNE ROUE QUI TOURNE.
FAISONS LE BIEN À CHAQUE FOIS.
Je suis arrivé chez un oncle dans la capitale afin de poursuivre mes études à l'université après l'obtention de mon baccalauréat.
Dès mon arrivée dans la cour, les premiers faits et gestes de sa femme m'ont permis de comprendre automatiquement que je n'étais pas la bienvenue. Elle m'adressait rarement la parole, ne me demandait aucun service et tout laissait à croire qu'elle ignorait ma présence dans la cour.
Pour un rien, elle se plaignait à tout bout de champ, que ce soit avec son mari ou avec les enfants.
Je n'ai pas eu besoin que l'on me dise que je faisais l'objet d'un désaccord entre le couple.
L'oncle était sous pression. Il ne s'intéressait à moi qu'en l'absence de madame et se cachait par moment pour me donner l'argent de poche.
J'ai pu tenir dans ce climat toute la première année académique.
Je rends grâce à Dieu et j'ai une pensée pour cette petite charmante servante de maison qui faisait cours du soir. Nafy, cest d'elle que je parle , cette orpheline au bon coeur qui, par moment, glissait un sachet dans mon sac contenant un petit complément du peu qu'on me servait.
À cause de moi, cette dernière à été renvoyée un midi parce qu'elle avait conditionné quelque chose pour moi et elle fut accusée de vol d'aliment.
À la reprise (en deuxième année), j'ai pu obtenir un partenaire avec qui on avait pris une maison non loin de l'université. L'oncle passait de temps à autre me rendre visite et m'apporter un soutien financier. Ses deux enfants également passaient me voir ou me demandaient de passer leur donner un appui pour des exercices de maison et d'autres travaux divers.
Malgré que je n'étais plus dans la cour, la bonne dame n'avait pratiquement pas changé à mon égard.
C'était en réalité son comportement envers tous ceux qui sont parentés à l'oncle. Je faisais partie des rares proches qui fréquentaient mon oncle.
Avant la fin de mon année de licence, une nouvelle mine s'ouvrit dans notre village et en fonction du quota exigé pour le compte des natifs de la localité, mon oncle s'est battu pour que j'obtienne une place. Dieu faisant bien les choses, avec mon niveau, j'ai obtenu un très bon poste dans ladite mine et je suis très bien payé.
Je pouvais dire que j'avais tout en ce moment mais je ne serais comblé que si je pouvais avoir une bonne femme comme Nafy que j'ai perdue de vue.
Cette année, la société dans laquelle travaillait l'oncle à connu des difficultés qui l'obligeait à opérer une compression du personnel et mon oncle fut touché.
Et comme le malheur ne vient jamais seul, la femme de l'oncle à eu une crise au cours de laquelle elle s'en est sortie avec une hémiplégie (paralysie d'une partie du corps).
Sans hésiter, je venais en aide à mon oncle et j'ai aussi décidé de prendre en charge les soins de sa femme. C'est ma philosophie.
Le premier jour de la rééducation, je suis allé chercher l'oncle et sa femme pour le centre de rééducation.
Qui nous accueille?
Une très belle stagiaire kinésithérapeute qui n'est personne d'autre que Nafy (l'ancienne domestique de mon oncle).
Après la première séance, elle a promis de passer à la maison chez l'oncle pour les autres séances autant qu'elle le pourra et sans facturation.
Sur-le-champ, la femme de l'oncle à coulé des larmes et nous a demandé pardon car elle n'aimerait pas mourir avec ce fardeau dans le coeur. Elle venait de réaliser que tous ceux qui l'entouraient sont ceux-là même à qui elle n'a pas fait de cadeau.
Nafy l'a prise dans ses bras et lui a demandé pardon pour le repas qu'elle volait en son temps et que c'était pour me donner.
C'est à ce moment aussi que l'oncle s'est fondu en larmes en disant à sa femme: "Je t'ai toujours dit que dans la vie, il faut aller doucement."
À présent, la femme de l'oncle arrive à se tenir seule physiquement et l'oncle est devenu mon collègue dans la mine.
Sa femme est le témoin de mon mariage avec Nafy.
Soyons tolérants car on gagne toujours mieux.