Amour de la philosophie

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10/06/2023

sans métaphysique, l'homme peut-il comprendre son existence ?

07/06/2020

PANDÉMIE : EST-CE VENU L’ÈRE DU TECHNICISME ?
Dans ce texte à résonnance heideggérienne, Matthieu Daviaud retrace l’histoire de la philosophie de la technique afin de décrypter la logique techniciste à l’oeuvre dans la pandémie actuelle et tente de dessiner un modèle alternatif pour l’après.

Introduction
Table des Matières [Cacher]

1 Introduction
2 I – Qu’est-ce que la technique ?
2.1 1) Origine étymologique
2.2 2) La technique moderne
3 II – L’hégémonie technique
3.1 1) Une prise de pouvoir inévitable
3.2 2) L’avènement technocratique
4 III – L’enfoncement dans le technicisme
4.1 1) Du refus de mourir
4.2 2) La dystopie techniciste
4.3 3) Le revers de la médaille
5 IV – Que faire ?
5.1 1) « Dans une avalanche, aucun flocon ne se sent responsable »
5.2 2) Humour fati
6 Conclusion

25/05/2019

l’existence ; pour Voltaire, elle est un remède au fanatisme ;ou pour Sartre et Beauvoir, elle est ce qui nous dévoile le monde et permet d’y cheminer. Plus intéressant, encore, Rousseau pour qui la philosophie est comme un magasin d’idées, comme si pour le coup elle nous permettait de réussir à penser, à s’instruire. Dans la suite de l’entretien avec Pivot, Jankélévitch dit que la philosophie ne sert à rien, mais qu’elle suppose en revanche une pratique : elle se fait, plutôt qu’elle ne se dit. Si elle a donc bien une utilité, sans relever pour autant de l’utilitarisme, de l’instrument pur, c’est parce qu’elle se pratique, elle ne sert pas à obtenir un bien précis, mais à quelque chose de beaucoup plus fondamental pour soi et d’en même temps très quotidien : la critique…

25/05/2019

À quoi sert la philosophie ? Si cette question était d’actualité en 1980, 39ans plus t**d, en pleine réforme du lycée et de l’enseignement, dont celui de la philosophie,elle l’est encore. Et le mieux, pour y répondre, est encore de se tourner vers les principaux intéressés :les philosophes, “ces gens un peu bizarres au langage si particulier” comme le dit Bernard Pivot... Et c’est bien ce qu’on trouve dans cette anthologie le goût de la philosophie. Qu’est-ce que la philosophie pour Aristote ? Comment en faire selon Sénèque ? Qu’est-ce que vivre sans philosophie, selon Descartes ? À quoi ressemble le fait de philosopher selon Bergson ? Ou encore qu’est-ce que Rousseau a apporté à Kant et Simone Weil à Albert Camus ?Ce sont quelques-uns des textes que vous pouvez y découvrir, vous saurez ainsi que la philosophie commence par l’étonnement, qu’il faut s'y consacrer complètement, que ne pas philosopher, c’est avoir les yeux fermés, mais que le faire est un acte simple, et qu’enfin, Rousseau permet d’être sur le droit chemin et que la solitude de Simone Weil n’était pas sans espoir… Je vous laisse attribuer à chaque auteur ces réflexions…Mais cela suffit-il à dire à quoi sert la philosophie ? C’est le premier problème, et c’est Jankélévitch qui l’avait soulevé, justement dans cette émission de 1980, voici ce qu’il répondait à la question posée :… à rien !...La philosophie, ça ne sert à rien… On pourrait y voir une réponse de philosophe, qui déconstruit la question pour ne pas y répondre. Et c’est vrai que cette réponse est séduisante, que l’on est tenté de le croire : je ne lis pas un livre de philosophie pour penser, je n’écoute pas tel penseur pour avoir une idée ou pour réussir une réflexion, comme je me servirais d’un mixeur pour réussir ma purée. Et pourtant, force est de reconnaître que beaucoup des textes de cette anthologie révèlent une utilité de la philosophie : pour Marc Aurèle, seule la philosophie permet de nous guider au milieu des écueils de

24/05/2019

d’être responsables et moralement indépendants.Inspirez-vous de Julia Robertsdans La vie est belle de Lancôme !Affranchissez-vous des censures politiques ou religieuses au travers la libre circulation des idées et opinion. Exemple , partagez vos connaissances tous vos pensées philosopques ou opinions personnelles sur cette page "Amour de la philosophie" ! Ce qui donne... Ose être responsable en pensant par toi-même afin de garantir ton autonomie morale et politique en digne héritier des Lumières !

24/05/2019

« Sapere Aude »- Kant -Quoi ? Une expression latine issue des Epîtres d’Horace qui signifiait alors : « Ose savoir ! »Kant va redéfinir cette injonctioncomme étant la devise des Lumières en la traduisant par : « Aie le courage de te servir de ta propre intelligence ! »L'idéal des Lumières, mouvement intellectuel du 18e siècle, est de faire progresser l'humanité par la raison universellement présente en tout homme.Pour ces philosophes, nous sommes tous des lumières !Pourquoi ? Parce que les Lumières sont, pour ce philosophe, une forme « d’adolescence » pour l’humanité: le passage de l'enfance à l'âge adulte de la raison. Kant désigne ce moment comme étant la sortie de « l'état de minorité ».Pour Kant, la minorité c’est : - à la fois l’incapacité à penser par soi-même- mais aussi une situation de tutelle entravant toute forme d’autonomiePensez à Anne Hathaway dans Le Diable s’habille en Prada qui devient victime du conformisme ambiant au point de n’arriver à penser qu’au travers du diktat de la mode.Qui ? LE PEUPLE ! Kant avait pour projet de libérer les peuples de la tyrannie en les appelants à devenir majeurs, c'est-à-dire autonomes dans leurs jugements.Il définissait les livres directeurs de conscience comme étant desfreins à l'autonomie, de même que les médecins jugeant pour les autres des régimes qui conviennent ou non.Et vous, avez-vous des outils ou des tuteurs qui pensent pour vous ? Les avancées du marketing et le développement d’applications dictant de plus en plus nos pratiques soulèvent la question de notre majorité.Comment ? Contrairement à ce que l'on pourrait croire, la faculté à penser par soi-même n'est pas le fondement unique et absolu de l'autonomie.Pour Kant, l'autonomie de l'homme dépend principalement des vertus morales et des contextes politiques.Combattez la lâcheté et la paresse qui nous poussent à penser à l’aide de discours, formules et raisonnements préétablis.Exercez des vertus morales comme le courage et la volonté, qui nous permettent

15/05/2019

Kant contre RousseauL’apport kantien est également important quant à l’autre versantdu contractualisme, non absolutiste, mais démocratique.Rousseaufonde, certes, l’Etat de droit sur le règne de la volonté générale, mais celle-ci ne résulteaucunement des débats au sein d’un espace public. Elle est comme spontanée, irréfléchie et naturelle : dans ladémocratie deRousseau, le consensus des cœurs prime sur celui des arguments.Rousseause méfie des débats, au point de les exclure des procédures législatives, car il considère qu’ils entraînent la résurgence des intérêts particuliers, ainsi qu’ils permettent l’émergence dedémagogues qui influenceraient le peuple et le détournerait de l’intérêt général. Chez ce contractualiste, le peuple occupeune fonction législatrice, mais non critique. Alors que chezKant, l’espace public est le lieu d’une dialectique vivante, un processus de confrontation où les idées s’entremêlent et s’ajustent mutuellement. Le contexte est cependant différent:Rousseauréfléchit dans le cadre d’unedémocratie directe, où toute la législation provient du peuple, alors queKant, dans le cadre de ce qui ressemble à une monarchie constitutionnelle, n’admet qu’une participation du public au pouvoir.La nouveauté introduite par Kantest donc également cette réunion des deux fonctions accordées au public, législatrice et critique, qui justifie de parler d’un espace public moderne, c’est-à-dire démocratique. Le mérite d’Habermas a été de retracer cette généalogie de l’espace public et d’en dénoncer la corruption.

15/05/2019

Kant et HobbesPar ailleurs, nous avons soulignéla nouveauté de cette théorie, quiréside essentiellement dans une innovation par rapport auxcontractualistes. ChezHobbes, qui a pensé l’état de nature, il n’existe pas de lieu d’où l’Etat se fasse voir du peuple. Il développe une métaphore théâtrale dans laquelle les individus, rassemblés en peuple, sont certes l’auteur de l’Etat, qui est l’acteur unique de la pièce, du moins tant que la sécurité du peuple n’est pas mise en danger.Ainsi, Hobbes ne place pas l’acteur sous le contrôle permanent de l’auteur, autrement dit il ne donne à la structure politique d’un Etat aucun spectateur habilité à juger, commenter et débattre de l’action étatique. Et même dans le cas d’une atteinte à la sécuritédu peuple, ce dernier n’a pas à délibérer puisque le contrat est automatiquement et spontanément rompu. Kant introduit ainsi l’existence d’une scène des opinions, non seulement garantie par la publicité, mais également nécessaire car elle fonde la rationalité de l’action étatique, enmettant cette dernière sous le contrôle permanent du public. Lepromoteur de la liberté d’expression achève en cela la métaphore théâtrale ébauchée par Hobbes : à l’acteur fait désormais face un spectateur, incarné sous la figure du public .

15/05/2019

Le citoyen critiqueLe public est non seulement dotéd’un pouvoir de légiférer, mais desurcroît, il peut mettre en question le pouvoir. Il est important de noter que l’espace public kantien n’évacue pas les conflits, car s’il admet la diversité des points de vue, il leurpermet en même temps de s’exprimer et de se régler par la discussion. Il ne s’agit donc pas d’une vision angélique qui nieraitla conflictualité inhérente à toutesociété, liée au simple fait que les individus sont différents, le « fait du pluralisme » selon l’expression de J.Rawls dans laThéorie de la Justice. L’espace public apparaît donc précisément comme le lieu de débats infinis où pourront être jugés collectivement les idées des individus, mais aussi la scène d’où pourra être jugé et contrôlé le pouvoir politique. Le public acquiert ainsi une nouvelle fonction : celle d’instance critique auquel doit s’exposer le pouvoir. Cette instance critique constitue par conséquent la médiatrice entre la société civile, qui désigne l’ensemble des individus faisant un usage privé de la raison, et l’Etat.L’espace public implique que tout pouvoir politique se fasse par et pour le peuple. C’est-à-dire d’une part que le pouvoir émane du public et, d’autre part, en retour, que le pouvoir politique réponde de ses décisions et les justifie.Kant et HobbesPar ailleurs, nous avons soulignéla nouveauté de cette théorie, quiréside essentiellement dans une innovation par rapport auxcontractualistes. ChezHobbes, qui a pensé l’état de nature, il n’existe pas de lieu d’où l’Etat se fasse voir du peuple. Il développe une métaphore théâtrale dans laquelle les individus, rassemblés en peuple, sont certes l’auteur de l’Etat, qui est l’acteur unique de la pièce, du moins t

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