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une perfection garantie

Telegram: Contact @laformationcontinueem 14/12/2024

Osez le coenseignement !

Rachel Harent est professeure des écoles, elle pratique depuis de nombreuses années le coenseignement, notamment à travers le dispositif Plus de maîtres que de classes – enterré par Jean-Michel Blanquer. Elle signe le livre « Le coenseignement en pratique » qui répond à l’aspiration de nombreux enseignants en quête d’approches plus collaboratives et plus proches des besoins des élèves. Cet ouvrage fait la synthèse des recherches menées sur le sujet en proposant des clés pratiques pour la mise en œuvre : quelle forme choisir, comment être complémentaire, comment communiquer… ? Elle répond aux questions du Café pédagogique.

Qu’est-ce que le coenseignement ?

Le coenseignement est tout d’abord un concept mis en évidence par les chercheurs américains J. Bauwens, J.J. Hourcade & M. Friend (1989) et L. Cook & M. Friend (1995). Il est la traduction de « co-teaching ». Il est le fait d’avoir deux – ou plusieurs – enseignants en classe, en même temps et devant les mêmes élèves. Le binôme – dans les faits il est rare d’avoir plus de 2 enseignants – est composé soit de deux enseignants non spécialisés, soit d’un enseignant non spécialisé et d’un spécialisé – coordonnateur Ulis, Segpa, Rased, UPE2A.
En France, dans les textes officiels, c’est le terme de « co-intervention » qui est privilégié. Mais pour le titre du livre, nous lui avons préféré celui de « coenseignement » pour éviter la confusion avec d’autres types de co-intervention – avec les Atsem, les AESH, les intervenants extérieurs, qui ne sont pas des enseignants.
Le coenseignement, parfois présenté comme une innovation, est surtout une autre façon de penser l’enseignement. Le professeur n’est plus seul en classe et cela change beaucoup de choses, tant dans la conception des cours que dans la relation aux élèves, aux parents et aux autres collègues !

En quoi est-ce une démarche pédagogique particulière ?

Il se caractérise en effet par une démarche pédagogique particulière dans le sens où c’est un processus d’enseignement à deux, qui inclut coplanification des cours, coanimation – co-instruction – de la séance, cobilan entre enseignants et coévolution des élèves. Les enseignants deviennent coresponsables de la classe, parfois sur l’année entière – regroupement de deux classes, ou sur des temps donnés – une fois par jour, une fois par semaine sur une ou plusieurs périodes.
Le coenseignement, c’est aussi ne plus être seul en classe : il transforme la norme professionnelle du « seul maitre à bord ». De ce fait, il sort les enseignants de leur isolement, augmente leur sentiment d’efficacité grâce aux interactions, aux échanges, aux partages qu’ils opèrent, et favorise le développement professionnel.
Le coenseignement permet une complémentarité entre les enseignants et apporte ainsi plus de souplesse dans l’organisation pédagogique de la classe. Il facilite un enseignement au plus proche des besoins des élèves, que ceux-ci soient en difficulté ou au contraire aient besoin d’aller plus loin. En effet, il rend plus aisé un travail en groupes différenciés – avec anticipation, remédiation, entrainement ou extension des contenus enseignés, ou un travail en ateliers – manipulation, production d’écrits, travail de l’oral, … Il facilite également l’observation des élèves au travail : comment ils entrent dans la tâche, quelles procédures et stratégies ils utilisent, à quels endroits ils rencontrent des obstacles, etc. Ce qui, en retour, donne de l’information aux professeurs pour mieux répondre aux besoins et ainsi mieux enseigner. Le coenseignement s’est d’ailleurs développé dans l’optique de répondre aux attentes de l’école inclusive.

Aujourd’hui, beaucoup de classes dédoublées en éducation prioritaire accueillent deux enseignants. Parfois, ils se rencontrent le jour de la prérentrée. Est-ce que coenseigner peut s’improviser ?

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17/11/2024

“La chance accorde ses faveurs aux esprits avertis.”

Cette citation extraite du film « Piège à grande vitesse » de Geoff Murphy, signifie que les personnes qui sont bien préparées et attentives sont plus susceptibles de profiter des opportunités qui se présentent. Souvent perçue comme un facteur aléatoire, la chance peut être influencée par notre préparation et notre vigilance. Cela fait référence aux personnes qui sont attentives, bien informées et prêtes à saisir les opportunités. La chance semble sourire davantage à ceux qui sont prêts et vigilants.

Cette citation souligne l’importance de la préparation et de la vigilance. Elle suggère que la chance n’est pas simplement une question de hasard, mais qu’elle peut être influencée par notre état de préparation et notre capacité à reconnaître et à saisir les opportunités. En tant qu’enseignant, cela peut se traduire par l’importance de bien préparer ses cours, de rester informé des nouvelles méthodes pédagogiques et d’être attentif aux besoins et aux opportunités pour ses élèves.

Dans le contexte éducatif, cette citation peut être particulièrement pertinente. Par exemple, un enseignant bien préparé est plus à même de répondre aux questions imprévues et de tirer parti des moments d’enseignement spontanés. En restant informé des dernières recherches et techniques pédagogiques, un enseignant peut mieux adapter ses méthodes pour maximiser l’apprentissage des élèves. Être attentif aux besoins individuels des élèves permet de saisir les opportunités pour les aider à progresser.

En somme, cette citation nous rappelle que la préparation et la vigilance peuvent transformer des situations apparemment aléatoires en opportunités fructueuses.

12/11/2024

“Une nécessité absolue rend l’action légitime”
Cette phrase peut être interprétée sous plusieurs angles, notamment juridique et moral.

Interprétation juridique

En droit pénal, le concept de l’état de nécessité justifie une action normalement illégale si elle est commise pour éviter un danger imminent et grave. Par exemple, une personne qui casse une vitre pour sauver quelqu’un d’un incendie pourrait invoquer l’état de nécessité pour justifier son acte. Selon l’article 122-7 du Code pénal français, cette situation entraîne l’irresponsabilité pénale de l’auteur de l’infraction, car l’acte est considéré comme justifié par les circonstances exceptionnelles.

Interprétation morale et philosophique

Sur le plan moral, cette phrase peut être liée à des théories éthiques comme l’utilitarisme, qui soutient que les actions sont justifiées si elles maximisent le bien-être collectif. Dans ce contexte, une action nécessaire pour éviter un mal plus grand peut être vue comme légitime, même si elle enfreint certaines normes ou lois.

Commentaire

Cette notion soulève des questions importantes sur les limites de la légitimité et les critères de nécessité. Par exemple, comment déterminer si une situation justifie vraiment une action illégale ou immorale ? Quels sont les critères pour évaluer la proportionnalité entre l’acte commis et le danger évité ? Ces questions sont cruciales pour éviter les abus et garantir que l’état de nécessité ne soit pas invoqué de manière injustifiée.

En tant qu’enseignant, vous pourriez utiliser cette phrase pour initier une discussion en classe sur les dilemmes éthiques et les situations où les règles peuvent être fléchies pour un bien supérieur. Cela pourrait également être un bon point de départ pour explorer des cas historiques ou contemporains où l’état de nécessité a été invoqué.

Un exemple classique de défense par la nécessité est celui de l’affaire du “cannibalisme des naufragés” ou affaire Dudley et Stephens en 1884.

Contexte

Quatre marins britanniques se sont retrouvés naufragés en mer après le naufrage de leur yacht, le Mignonette. Après plusieurs jours sans nourriture ni eau, deux des marins, Dudley et Stephens, ont décidé de tuer le plus jeune membre de l’équipage, Richard Parker, pour se nourrir et survivre.

Justification par la nécessité

Dudley et Stephens ont été secourus peu de temps après et ont été jugés pour meurtre. Ils ont plaidé l’état de nécessité, arguant que leur acte était justifié pour sauver leurs propres vies face à une situation désespérée.

Verdict et implications

Le tribunal a reconnu la gravité de leur situation mais a rejeté leur défense de nécessité, les condamnant à mort, peine qui a ensuite été commuée en six mois de prison. Cette affaire a établi un précédent important en droit anglais, affirmant que la nécessité ne justifie pas le meurtre.

Réflexion

Cet exemple montre les limites de la justification par la nécessité et soulève des questions éthiques complexes.
Les lois concernant la défense par nécessité varient considérablement d’un pays à l’autre, reflétant des différences culturelles, juridiques et historiques. Voici quelques exemples de ces variations :

France

En France, l’état de nécessité est reconnu par l’article 122-7 du Code pénal. Il stipule qu’une personne n’est pas pénalement responsable si elle a accompli un acte nécessaire pour éviter un danger imminent, à condition que l’acte soit proportionné au danger.

États-Unis

Aux États-Unis, la défense par nécessité est également reconnue, mais elle est souvent plus strictement interprétée. Les tribunaux exigent généralement que l’accusé prouve que l’acte illégal était le seul moyen de prévenir un mal plus grave et que ce mal était imminent. De plus, l’accusé doit démontrer qu’il n’y avait pas d’alternative légale raisonnable.

Royaume-Uni

Au Royaume-Uni, la défense par nécessité est limitée et rarement acceptée. Un exemple notable est l’affaire Dudley et Stephens, où la défense par nécessité a été rejetée pour un cas de cannibalisme de survie. Cependant, des exceptions existent, notamment en matière de soins médicaux où des actions illégales peuvent être justifiées pour sauver une vie.

Allemagne

En Allemagne, la défense par nécessité est codifiée dans le Strafgesetzbuch (Code pénal allemand) sous l’article 34. Cet article permet à une personne d’éviter une menace imminente pour elle-même ou pour autrui en commettant un acte illégal, à condition que l’acte soit proportionné à la menace.

Droit international

Sur le plan international, la défense par nécessité est reconnue dans certaines circonstances, notamment en droit humanitaire et en droit des conflits armés. Par exemple, les États peuvent invoquer la nécessité pour justifier des actions qui seraient autrement illégales en vertu du droit international, à condition que ces actions soient nécessaires pour protéger des intérêts vitaux et qu’elles soient proportionnées.

Ces variations montrent que, bien que le concept de nécessité soit universellement reconnu, son application et ses limites dépendent fortement du contexte juridique et culturel de chaque pays.

Telegram: Contact @laformationcontinueem 06/08/2024

Les invariants pédagogiques

En pédagogie, un invariant est un principe ou une règle fondamentale qui reste constant et invariable, indépendamment des contextes ou des situations spécifiques. Ces invariants servent de base pour guider les pratiques éducatives et pédagogiques.
L’un des pédagogues les plus connus pour avoir défini des invariants pédagogiques est Célestin Freinet. Voici quelques exemples de ses invariants :

1. L’enfant est de la même nature que l’adulte.

2. Être plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.

3. Le comportement scolaire d’un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.
4. Nul n’aime être commandé d’autorité.

5. Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n’est pas avantageux.
Ces invariants sont utilisés pour créer un environnement éducatif qui respecte la nature et les besoins des enfants, tout en favorisant leur développement et leur autonomie.
Un exemple concret d’utilisation d’invariant dans l’enseignement .
Prenons l’exemple de l’invariant de Célestin Freinet : “Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n’est pas avantageux”.
Exemple concret en classe :

Contexte : Une classe de primaire avec des élèves de différents niveaux de compétence.
Mise en pratique :

1. Ateliers de travail : L’enseignant met en place plusieurs ateliers de travail sur différents sujets (mathématiques, lecture, arts plastiques, etc.).

2. Choix des élèves : Les élèves sont invités à choisir l’atelier qui les intéresse le plus. Ils peuvent changer d’atelier après un certain temps s’ils le souhaitent.

3. Autonomie et responsabilité : En permettant aux élèves de choisir leur activité, l’enseignant encourage leur autonomie et leur responsabilité. Les élèves sont plus motivés et engagés car ils travaillent sur des sujets qui les intéressent.

4. Accompagnement personnalisé : L’enseignant circule dans la classe pour aider les élèves individuellement ou en petits groupes, en fonction de leurs besoins spécifiques.

Résultats :

• Les élèves développent un sentiment de contrôle sur leur apprentissage.
• Ils sont plus motivés et participent activement aux activités.
• L’enseignant peut observer les préférences et les compétences des élèves, ce qui permet d’adapter les futures activités pédagogiques.
Cet exemple montre comment un invariant pédagogique peut être utilisé pour créer un environnement d’apprentissage plus dynamique et centré sur l’élève.

Comment gérer les élèves qui choisissent toujours la même activité ?

Voici quelques stratégies pour gérer les élèves qui choisissent toujours la même activité :

1. Observation et compréhension : Essayez de comprendre pourquoi l’élève choisit toujours la même activité. Est-ce parce qu’il se sent plus à l’aise avec cette activité ? A-t-il peur d’essayer quelque chose de nouveau ?

2. Encouragement à la diversité : Encouragez les élèves à essayer de nouvelles activités en expliquant les avantages de diversifier leurs expériences. Vous pouvez organiser des séances de découverte où chaque élève doit essayer une nouvelle activité pendant un certain temps.

3. Rotation obligatoire : Mettez en place un système de rotation où les élèves doivent changer d’activité après un certain nombre de sessions. Cela peut les aider à découvrir de nouveaux intérêts et compétences.

4. Pairing : Associez l’élève avec un camarade qui a des intérêts différents. Le travail en binôme peut encourager l’élève à essayer de nouvelles activités sous l’influence positive de son camarade.

5. Feedback positif : Donnez des retours positifs lorsque l’élève essaie quelque chose de nouveau. Cela peut renforcer sa confiance et l’encourager à continuer à explorer différentes activités.

6. Adaptation des activités : Si un élève est particulièrement attaché à une activité, essayez de varier cette activité pour qu’elle inclue des éléments d’autres domaines. Par exemple, si un élève aime les arts plastiques, vous pouvez intégrer des concepts mathématiques ou scientifiques dans ses projets artistiques.
En utilisant ces stratégies, vous pouvez aider les élèves à élargir leurs horizons tout en respectant leurs préférences et leurs zones de confort.
Des élèves qui refusent de changer d’activité ?
Gérer les élèves qui refusent de changer d’activité peut être un défi, mais voici quelques stratégies pour les aider à s’ouvrir à de nouvelles expériences :

1. Dialogue et écoute : Engagez une conversation avec l’élève pour comprendre ses raisons. Peut-être a-t-il des craintes ou des préférences spécifiques. Montrer que vous comprenez ses sentiments peut aider à établir une relation de confiance.

2. Progression graduelle : Introduisez de nouvelles activités progressivement. Par exemple, proposez à l’élève de passer seulement quelques minutes sur une nouvelle activité avant de revenir à celle qu’il préfère.

3. Intégration des intérêts : Essayez de trouver des points communs entre l’activité préférée de l’élève et les nouvelles activités. Par exemple, si un élève aime les puzzles, vous pouvez introduire des jeux éducatifs qui incluent des éléments de puzzle.

4. Renforcement positif : Félicitez et récompensez les efforts de l’élève lorsqu’il essaie quelque chose de nouveau. Cela peut être sous forme de compliments, de points de classe, ou de petites récompenses.

5. Modélisation par les pairs : Encouragez les élèves qui sont ouverts à essayer de nouvelles activités à partager leurs expériences positives. Les témoignages de leurs pairs peuvent être très influents.

6. Flexibilité et choix : Offrez une certaine flexibilité dans le choix des activités. Par exemple, proposez plusieurs nouvelles activités et laissez l’élève choisir celle qui l’intéresse le plus.

7. Encouragement à la réflexion : Demandez à l’élève de réfléchir sur ce qu’il a appris ou apprécié dans la nouvelle activité. Cela peut l’aider à voir les avantages de diversifier ses expériences.
En utilisant ces stratégies, vous pouvez aider les élèves à surmonter leur réticence et à s’ouvrir à de nouvelles opportunités d’apprentissage.

Voici la liste complète des invariants pédagogiques énoncés par Célestin Freinet :

1. L’enfant est de la même nature que nous.

2. Être plus grand ne signifie pas forcément être au-dessus des autres.

3. Le comportement scolaire d’un enfant est fonction de son état physiologique, organique et constitutionnel.

4. Nul n’aime être commandé d’autorité.

5. Nul n’aime s’aligner, parce que s’aligner, c’est obéir passivement à un ordre extérieur.

6. Nul n’aime se voir contraint à faire un certain travail, même si ce travail ne lui déplaît pas particulièrement.

7. Chacun aime choisir son travail, même si ce choix n’est pas avantageux.

8. Nul n’aime tourner à vide, agir en robot, c’est-à-dire faire des actes, se plier à des pensées qui sont inscrites dans des mécaniques auxquelles il ne participe pas.

9. Il nous faut motiver le travail.

10. Tout individu veut réussir. L’échec est inhibiteur, destructeur de l’enfant et de l’enthousiasme.

11. La voie normale de l’acquisition n’est nullement l’observation, l’explication et la démonstration, mais le tâtonnement expérimental.

12. La mémoire n’est valable et précieuse que lorsqu’elle est intégrée au tâtonnement expérimental.

13. Les acquisitions ne se font pas par l’étude des règles et des lois, mais par l’expérience.

14. L’intelligence n’est pas une faculté spécifique fonctionnant indépendamment des autres éléments vitaux de l’individu.

15. L’école ne cultive qu’une forme abstraite d’intelligence, qui agit hors de la réalité vivante.

16. L’enfant n’aime pas écouter une leçon ex cathedra.

17. L’enfant n’aime pas le travail en série, répétitif et monotone.

18. L’enfant n’aime pas être évalué de manière compétitive.

19. L’enfant a besoin de se sentir en sécurité pour apprendre.

20. L’enfant apprend mieux en groupe qu’individuellement.

21. L’enfant a besoin de temps pour assimiler les connaissances.

22. L’enfant apprend mieux par le jeu et l’activité.

23. L’enfant a besoin de liberté pour explorer et découvrir.

24. L’enfant a besoin de reconnaissance et d’encouragement.

25. L’enfant apprend mieux dans un environnement riche et stimulant.

26. L’enfant a besoin de relations affectives positives pour se développer.

27. L’enfant a besoin de se sentir respecté et valorisé.

28. L’enfant apprend mieux en participant activement à son apprentissage.

29. L’enfant a besoin de comprendre le sens de ce qu’il apprend.

30. L’enfant a besoin de se sentir compétent et capable.

Ces invariants sont des principes fondamentaux qui guident les pratiques pédagogiques pour créer un environnement d’apprentissage respectueux et stimulant pour les enfants.

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Bref aperçu sur le domaine scolaire

Le décret qui régit le fonctionnement du domaine scolaire au Burkina Faso est le décret n° 2016-926/PM/MATDSI/MJDHPC/MINEFID/MENA. Ce décret a été mis en place pour sécuriser les espaces scolaires et garantir la quiétude et la sérénité indispensables au bon déroulement des activités scolaires. Il définit le domaine scolaire comme l’enceinte dans laquelle se déroulent les activités scolaires.
Le décret n° 2016-926/PM/MATDSI/MJDHPC/MINEFID/MENA du 03 octobre 2016 portant protection du domaine scolaire au Burkina Faso contient plusieurs dispositions importantes:
1. Inviolabilité du domaine scolaire : Selon l’article 5 du décret, le domaine scolaire est inviolable. Aucun individu autre que les enseignants, les apprenants et le personnel travaillant dans les structures éducatives ne peut y pénétrer à quelque moment que ce soit.
En cas de violation du domaine scolaire, les sanctions peuvent inclure des amendes, des peines de prison, et d’autres sanctions civiles et pénales. En outre, la violation du domaine scolaire peut également entraîner des conséquences négatives pour l’éducation des élèves, y compris l’interruption de l’apprentissage, le déplacement des élèves et des enseignants, et la fermeture des écoles.
2. Sanctions : Le décret stipule que tout acte posé ou fait poser à l’intérieur de la structure éducative, quel que soit son auteur, est réprimé. Il comporte des dispositions préventives, d’interdiction et des sanctions civiles et pénales.
3. Sensibilisation : Des efforts sont également faits pour sensibiliser le public à l’importance de respecter le domaine scolaire et à comprendre les conséquences de sa violation.
L’objectif de ce décret est de donner de la quiétude et la sérénité indispensables au bon fonctionnement des activités scolaires.
Il est important de noter que l’efficacité de l’application de ce décret peut varier en fonction de divers facteurs, tels que les ressources disponibles, l’engagement des communautés locales, et le niveau de sensibilisation du public à ces questions.
A. La disponibilité des ressources peut jouer un rôle crucial dans l’application du décret régissant le domaine scolaire pour plusieurs raisons :
1. Contrôle et surveillance : Pour assurer le respect du décret, il est nécessaire de mettre en place des mécanismes de contrôle et de surveillance. Cela peut nécessiter des ressources humaines et matérielles, comme des gardiens de sécurité, des caméras de surveillance, etc.
2. Sensibilisation et éducation : Il est important de sensibiliser et d’éduquer les élèves, le personnel de l’école, les parents et la communauté en général sur l’importance de respecter le domaine scolaire. Cela peut nécessiter des ressources pour organiser des ateliers, des séminaires, des campagnes de sensibilisation, etc.
3. Application des sanctions : Lorsqu’une violation est constatée, il est nécessaire d’appliquer les sanctions prévues par le décret. Cela peut nécessiter des ressources juridiques et administratives.
4. Amélioration de l’infrastructure scolaire : Pour garantir l’inviolabilité du domaine scolaire, il peut être nécessaire d’améliorer l’infrastructure scolaire, comme la construction de clôtures, l’installation de portails, etc. Cela nécessite des ressources financières.
En l’absence de ressources suffisantes, il peut être difficile de mettre en œuvre efficacement toutes ces mesures. Par conséquent, la disponibilité des ressources peut avoir un impact significatif sur l’application du décret régissant le domaine scolaire.
B. L’engagement des communautés locales est crucial pour l’application du décret régissant le domaine scolaire pour plusieurs raisons :
1. Sensibilisation : Les communautés locales peuvent jouer un rôle majeur dans la sensibilisation à l’importance de respecter le domaine scolaire. Elles peuvent organiser des ateliers, des réunions et des campagnes de sensibilisation pour informer les gens des règles et des conséquences de leur non-respect.
2. Surveillance : Les membres de la communauté locale peuvent aider à surveiller le domaine scolaire et signaler toute activité suspecte ou non autorisée. Cela peut être particulièrement utile dans les zones où les ressources pour la surveillance officielle sont limitées.
3. Application des règles : Lorsque la communauté locale est engagée et soutient le décret, il est plus probable que les règles soient respectées. Les membres de la communauté peuvent encourager le respect des règles et aider à faire respecter les sanctions en cas de violation.
4. Soutien aux écoles : Les communautés locales peuvent soutenir les écoles de diverses manières, par exemple en fournissant des ressources, en aidant à l’entretien des installations scolaires, ou en participant à des activités scolaires.
5. Participation à la prise de décision : L’engagement de la communauté locale peut également signifier que les membres de la communauté participent à la prise de décisions concernant le domaine scolaire. Cela peut aider à garantir que les règles et les réglementations sont adaptées aux besoins et aux circonstances locaux.
En somme, l’engagement des communautés locales est essentiel pour assurer le respect et l’application efficace du décret régissant le domaine scolaire.
C. Le niveau de sensibilisation est un facteur crucial pour l’application efficace d’un décret dans le domaine scolaire pour plusieurs raisons :
1. Prévention et dialogue : Avant l’application d’une sanction, qu’elle soit prononcée par le chef d’établissement ou par le conseil de discipline, il est important de donner toute leur place aux étapes de prévention et de dialogue. Cela implique une sensibilisation constante de la communauté éducative sur les comportements inadaptés et les moyens d’y répondre.
2. Compréhension des règles : La sensibilisation aide à présenter et à expliciter la règle, ce qui est essentiel pour son application. Cette démarche ne peut pas être détachée de l’action pédagogique.
3. Implication de la communauté éducative : Une politique de prévention efficace implique la communauté éducative (personnels, élèves, parents), ce qui peut limiter la nécessité de recourir aux sanctions les plus graves.
4. Sécurité et bien-être des élèves : La sensibilisation contribue à assurer la sécurité et le bien-être des élèves en agissant directement sur le climat scolaire.
5. Respect du patrimoine scolaire : Dans certains contextes, comme au Burkina Faso, la sensibilisation peut aider à protéger l’intégrité du patrimoine scolaire.
6. Promotion de la mixité sociale : La sensibilisation peut également contribuer à favoriser la mixité sociale et scolaire, une des conditions de la réussite de chaque élève.
En somme, la sensibilisation joue un rôle clé dans l’application des décrets scolaires en favorisant la compréhension, le respect des règles et l’implication de la communauté éducative. Elle contribue à créer un environnement scolaire sûr et inclusif, propice à l’apprentissage et à la réussite de tous les élèves.

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28/07/2024

Le système éducatif burkinabé : Défis et perspectives.

Le éducatif burkinabé, autrefois scindé en trois ministères, est de nos jours principalement administré par le Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales. Ce ministère est dirigé par Jacques Sosthène DINGARA, qui a une solide expérience dans le management de la machine administrative.
Le Burkina Faso a également entrepris une réforme pour mettre en place un continuum d’éducation de base formelle regroupant le préscolaire, le primaire et le post-primaire. Cette réforme vise à mieux asseoir les acquis de l’apprentissage et à mutualiser les ressources humaines et matérielles. Cette réforme a des implications importantes pour le système éducatif, notamment sur les curricula, les ressources humaines (et en particulier les enseignants) et les constructions scolaires.
Dans ce système éducatif, les filles font face à plusieurs défis spécifiques dont quelques-uns ci-dessous énumérés :

1. basée sur le genre : La violence sexiste est un obstacle majeur à l’éducation des filles.

2. Mariage précoce ou forcé : Le d’enfants et le mariage forcé peuvent interrompre l’éducation des filles et les empêcher d’atteindre leur plein potentiel.

3. Grossesses des adolescentes : Les précoces peuvent entraîner l’abandon scolaire des filles.

4. Manque d’accès aux soins de santé : L’absence d’accès aux soins de santé, y compris la gestion de l’hygiène menstruelle, peut entraver l’éducation des filles.

5. Discrimination : Les filles peuvent faire face à la discrimination à l’école et dans la société en général, ce qui peut affecter leur accès à l’éducation et leur expérience éducative.

6. Manque d’infrastructures sanitaires et de matériel éducatif : Le manque d’infrastructures sanitaires appropriées et de matériel éducatif peut également constituer un obstacle à l’éducation des filles.

7. Frais de scolarisation : Les frais de peuvent être un obstacle, en particulier dans les familles où l’éducation des garçons est priorisée sur celle des filles.
Ces défis sont complexes et interconnectés, et nécessitent une approche globale pour les surmonter. C’est pourquoi de nombreuses organisations travaillent pour s’attaquer à ces obstacles et promouvoir l’égalité des sexes dans l’éducation à travers la mise en œuvre de plusieurs programmes spéciaux pour promouvoir l’éducation des filles au Burkina Faso. Il s’agit entre autres de :

1. Programme de Scolaire des Filles : Ce programme vise à améliorer la scolarisation des filles en tenant compte des réalités économiques et culturelles du pays.

2. Projet Scolarisation des Filles ( ) : Ce projet, mené par Aide et Action et la Fondation L’OCCITANE, permet à des filles âgées de 9 à 13 ans de reprendre le chemin de l’école. Il vise à améliorer l’accès, le maintien et l’achèvement du cycle primaire des jeunes filles vulnérables situées dans la région Centre-Ouest du Burkina Faso.

3. Mesures Économiques : Le gouvernement a mis en place des mesures économiques pour soutenir l’éducation des filles, comme la gratuité et la prise en charge des frais de cotisation des associations de parents d’élèves pour les filles nouvellement inscrites au CP1, la généralisation de la cantine scolaire à toutes les zones rurales et périurbaines, et le soutien des mères qui scolarisent leurs filles par la création d’activités génératrices de revenus.

4. dans des Enseignants Qualifiés : Il s’agit notamment d’investir dans des enseignants qualifiés (en particulier des femmes, modèles importants pour les filles) et de veiller à ce qu’ils soient mis à la disposition des communautés mal desservies.

Ces programmes et initiatives visent à éliminer les obstacles à une éducation de qualité pour les filles et à promouvoir une acceptation élargie de la valeur de l’éducation des filles. Cependant pour une mise en œuvre réussie, ces programmes ont besoin de l’assistance des partenaires locaux.
Voici quelques stratégies que les communautés locales peuvent jouer pour surmonter les défis de l’éducation et plus particulièrement de celle des filles au Burkina Faso.

1. Mobilisation et Sensibilisation : Les communautés peuvent organiser des campagnes de sensibilisation pour changer les attitudes et les perceptions concernant l’éducation des filles. Elles peuvent également mobiliser des ressources locales pour soutenir l’éducation des filles.

2. Participation Citoyenne : Les communautés peuvent encourager la participation citoyenne dans la prise de décision concernant l’éducation. Cela peut inclure l’implication des parents, des enseignants, des leaders communautaires et des filles elles-mêmes.

3. Coopération et Co-construction : Les communautés peuvent travailler en collaboration avec les écoles, les et les gouvernements locaux pour co-construire des politiques publiques et mettre en œuvre des programmes d’éducation.

4. Création d’un Environnement Sûr : Les communautés peuvent contribuer à créer un environnement sûr et accueillant pour les filles, par exemple en améliorant les infrastructures scolaires et en mettant en place des mesures pour prévenir la violence basée sur le genre.

5. Soutien Économique : Les communautés peuvent mettre en place des initiatives pour soutenir économiquement les familles qui scolarisent leurs filles, par exemple en créant des activités génératrices de revenus.

En somme, l’implication active des communautés locales est essentielle pour surmonter les défis de l’éducation des filles et promouvoir l’égalité des sexes dans l’éducation.

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