30/06/2026
Ces mots 🙏🌿
Je n’ai pas eu envie de parler de la canicule, parce que petit 1 j’étais trop occupée à tenter de réguler ma température tout en maintenant en vie un poney bien décidé à rester en plein soleil toute la journée, petit 2 je n’avais pas envie d’en rajouter une couche et petit 3 je ne suis pas miss météo (même si je crois que j’aurais adoré).
Mais ce soir, j’avais quand même envie de dire que je crois que le plus dur commence maintenant.
Pas au niveau de la météo. Là, heureusement, les températures redescendent.
Mais au niveau de nos systèmes nerveux.
Depuis quelques jours, j’observe exactement la même chose chez les femmes que j’accompagne. Dans TOUS mes groupes, sans exception. Une immense fatigue. Une sensation de saturation. Des émotions qui débordent. Des larmes qui arrivent sans prévenir. Une irritabilité inhabituelle. Un cerveau qui n’arrive plus à traiter une information de plus.
Et je ne crois pas que ce soit un hasard.
Pendant la canicule, nos corps se sont adaptés. Ils ont mobilisé une énergie considérable simplement pour maintenir un équilibre : réguler la température, supporter des nuits écourtées, fonctionner malgré la chaleur, malgré l’inconfort, malgré l’épuisement.
Le système nerveux est resté en état d’alerte pendant plusieurs jours.
Et souvent, c’est lorsque le danger s’éloigne qu’il s’autorise enfin à relâcher.
C’est là que l’on s’effondre.
À cela s’ajoute une réalité dont on parle peu : la charge mentale que ces épisodes font peser, en particulier sur les femmes.
Veiller à ce que tout le monde boive suffisamment. Adapter les repas. Rafraîchir les chambres. Penser aux enfants, aux animaux, aux proches plus fragiles. Modifier les horaires, surveiller la météo, anticiper les déplacements… Pendant que le corps tente déjà simplement de survivre à la chaleur.
Quand on accompagne les femmes, on finit par voir que le système nerveux et la charge mentale sont intimement liés.
L’énergie féminine ne s’épuise pas seulement parce qu’elle donne. Elle s’épuise parce qu’elle reste en vigilance permanente.
Elle anticipe. Elle porte. Elle pense à tout. Elle régule l’ambiance de la maison, les besoins des autres, parfois avant même d’entendre les siens.
Alors si, ces jours-ci, tu te sens plus sensible que d’habitude, plus irritable, plus fatiguée, si tu as l’impression de ne plus avoir accès à tes ressources habituelles, j’aimerais simplement te dire ceci :ton corps n’est probablement pas en train de dysfonctionner.
Il est peut-être simplement en train de récupérer.
Et parfois, la chose la plus sage que nous puissions faire, ce n’est pas chercher à retrouver notre rythme d’avant.
C’est accepter que notre système nerveux a besoin d’un peu plus de temps pour revenir à la sécurité.
Parce que prendre soin de son féminin, ce n’est pas seulement écouter son cycle.
C’est aussi apprendre à reconnaître ces moments où le corps murmure : « J’ai assez tenu. Maintenant, laisse-moi revenir doucement à moi. » ❤️
Donc on se fout une paix royale et on envoie balader tout ce qui nous em****
Des bisous tout frais ❄️
Cindy