14/09/2026
Pourquoi ton activité d'indépendant.e ne décolle pas ?
Il y a des tas de raisons possibles.
J'en cite quelques-unes ici, je ne suis pas coach business mais j'ai une certaine expérience de la chose, et j'ai pu observer de très nombreuses situations qui me permettent de dégager des schémas récurrents.
La liste suivante n'est pas exhaustive du tout, mais elle vous permettra peut-être d'identifier certaines difficultés. Quand je vois toutes les belles créations qui restent à l'état de projet, quand je vois que vous vous épuisez dans un démarrage compliqué, quand vous êtes exténués alors que vous avez tout donné pour durer, c'est tellement dommage !
Les aspects stratégiques et financiers sont importants mais pas autant que ceux que j'expose ici (à mon sens). En tout cas ils viennent dans un second temps. Un business plan quand on n'a pas la bonne posture, soit ça ne donne pas de résultats, soit ça donne des résultats qui ne "tiennent" pas dans le temps.
J'ai notamment identifié ces raisons:
- Une éducation peu soutenante, un entourage qui prend votre idée pour une lubie, des parents qui n'ont pas assez cru en vous
- Des peurs matérielles et financières (peur de gagner trop, peur de tout perdre, peur de manquer, etc)
- La crainte de se planter en tant qu'indépendant, soit parce que c'est du vécu dans la famille, soit parce que les croyances inhérentes au statut d'indépendant ont la dent dure: instabilité, précarité redoutées, par exemple.
- Un.e conjoint.e qui prend votre idée pour une occupation récréative, une mignonnerie qui ne doit pas prendre trop de temps ni trop de place dans l'équilibre familial. Meilleure manière de ne jamais parvenir à se prendre au sérieux.
Bref, des projections des peurs des autres, de leurs croyances limitantes, un manque de confiance, de soutien engagé et concret.
Mais surtout et d'abord, la plus grande cause d'échec c'est le manque de confiance en SOI et l'adhésion à des croyances qui ne nous "vont" pas. Comme un costume trop petit ou trop grand.
- Croire qu'il faut suivre une unique méthode de création d'activité, un protocole de communication strict, parce que "c'est comme ça que ça marche".
- S'adapter à ce que le client semble vouloir. Suivre une mode.
- Respecter les codes et le rythme de la création d'entreprise conventionnelle (ça ne convient pas à tout le monde et ce n'est pas gage de réussite)
- Penser qu'il faut être hyper visible, hyper présent partout, faire des réels sophistiqués et des mises en page de publication léchées.
- Se forcer à l'extraversion et l'exposition alors que c'est pas son tempérament.
- Forcer forcer forcer, nager à contre-courant, travailler d'arrache-pied en pensant que les résultats seront à la hauteur de l'effort investi. Ce n'est pas forcément vrai et le choc en retour peut faire très mal (c'est du vécu).
- Se comparer aux autres, ça finit toujours mal.
- Communiquer de façon artificielle, convenue, ou pire, avec l'IA.
- Penser qu'on a fait fausse route et qu'on doit se reconvertir, alors qu'il suffit parfois d'un changement de posture pour voir son activité se développer de façon organique, douce, durable.
- Croire qu'on doit persévérer absolument dans son activité alors qu'on n'a plus de joie, et qu'on pense davantage en termes de rentabilité que de plaisir d'aider, créer, vendre ou transmettre. Parfois cette activité doit rester ou redevenir un hobby. Tout n'a pas à être un bien de consommation, dans ce monde. Dieu merci.
- Ne s'adresser à personne en particulier.
- Avoir une niche trop petite, pas réjouissante.
- Ne pas être précis dans ce qu'on propose (et proposer seulement des moyens qu'on utilise, ou vouloir surtout prouver qu'on est valable, au lieu de parler des résultats qu'on obtient)
- Choisir une niche de personnes qui ont un problème qu'on n'a pas encore suffisamment exploré et résolu pour soi-même. Dissonance énergétique garantie. Parfois c'est juste une question de timing, on propose son service un peu plus t**d et tout est plus cohérent et crédible.
- Se mentir et s'attacher désespérément à une activité qui ne nous ressemble plus, pour (se) prouver qu'on a raison, qu'on est cap d'être auto suffisant à ceux qui ont douté de nous. Parce que renoncer est trop douloureux, coûteux.
- S'acharner sur des détails de logo (ou tout autre tâche non productive) pour ne pas aller franco dans ce qui nous fait peur: se montrer, parler de soi, s'adresser directement au client. Etre occupé n'est pas être productif.
- Croire que ses particularités sont un frein pour être indépendant. Trop réservé, trop bordélique, trop perfectionniste, trop, pas assez... C'est TOI qui fixe les règles, tu n'es pas dans une entreprise. Adapte ton rythme, ton message, tes services à tes besoins.
- Si ça ne "prend" pas, c'est souvent pour de très bonnes raisons inconscientes: se protéger des responsabilités, souffrir pour mieux mériter un jour, rester rebelle dans un monde qu'on réprouve, ne pas dépasser ses parents, ne pas assumer ses tarifs, etc.
Je ne prétends pas que j'ai réussi à tout appliquer pour moi-même (l'histoire bien connue du cordonnier), cependant j'ai beaucoup, beaucoup observé.
Je sais à quel point ce qui est encore inconscient, ce qui n'est pas vu, compris, peut entraver n'importe quelle création/expansion d'activité. Tout comme n'importe quel changement pro ou perso, d'ailleurs.
J'espère que ce post vous donnera le courage de vous lancer, de ne pas lâcher trop tôt: ne restez pas seul, travaillez en réseau, sortez de chez vous, demandez de l'aide.
La Carte, ma nouvelle offre courte, permet d'identifier les blocages et de lancer des pistes concrètes de solution. Après, c'est à vous de jouer !
Choisir de lancer son activité, si on est profondément animé par son projet, si on y croit, si on croit en soi, cela permet de déployer des trésors d'engagement, de créativité, de confiance, et de volonté. C'est un beau chemin qu'il faut fouler en conscience.