19/06/2026
Je ne comprends pas les codes de la communication sur les réseaux en ce moment.
Afficher des conversations parfois intimes, voire avec sa propre famille, ses enfants, pour en faire un post.
Faire de la provocation gratuite, des sondages sans jamais donner la réponse derrière, jouer sur les tips and tricks du monde de l’influence pour vendre, y compris dans l’univers de la santé mentale, la psychiatrie.
Mettre des vignettes effrayantes sur youtube pour parler d'apocalypse spirituelle, géopolitique ou financière (depuis des décennies). Scoop: l'apocalypse, c'est quand tu découvres, en toi, à quel point toutes tes capacités ont été mises sous cloche par un système qui n'a pas intérêt à ce que tu sois libre et conscient.
Utiliser le sexe, la peur, la division ou la provocation pour vendre.
Commencer une histoire choquante, tire-larmes, pour finir par dire « sauf que tout ça c’est faux » et enchaîner sur un post mou du genou.
Utiliser l'IA sans l'humaniser au moins un minimum. Je ne ressens RIEN quand je lis ce genre de post. J'ai compris dès la première ligne, j'ai tout de suite envie de mourir et je suis énervée d'avoir perdu mon temps.
Eriger la science au rang de religion, défendre un camp et démonter l'autre en face, militer agressivement, se couler dans une spiritualité de passivité perchée, créer la division pour faire des vues (pendant qu'on se met sur la tronche, d'autres se frottent les mains).
Des exemples comme ça, il y en a à la pelle. Moi j’ai envie de m’instruire. J’ai envie d’un système nerveux sain. De communication saine et transparente. De comprendre et de transmettre, de contribuer. De liens transformateurs et générateurs de changements concrets pour soi et le monde.
Sommes-nous tous en train de perdre contact avec le réel ?
Comment rester équilibré alors que chaque personne qui communique n’a pour intention, souvent, que de vampiriser attention et énergie ?
Et même là, en disant cela, je me pose la question sur mon propre post 😬
J’ai bien peur que les gens les plus éclairés, conscients, n’osent plus l’ouvrir dans cette jungle digitale.
Moi j’aime la profondeur, la qualité et la paix.
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Si tu cherches un accompagnement transformateur, certes pas court, simple ni magique, mais dont l'issue sera juste, et les changements durables, je suis là ! Avec le plus de justesse possible.
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(Photo prise à Barceloneta, stage de Gospel juin 2026)
17/06/2026
Toi aussi, tu satures du brouhaha ambiant et tu recherches la qualité, pas la quantité ?
J’aime la profondeur, la connivence, la lenteur, … Tout ce que ne permettent plus les réseaux sociaux. Une fois par mois maximum, je te partage des réflexions spontanées, mes expériences personnelles, mon regard sur notre rapport au travail, à nous-mêmes, et à la vie.
On y parlera de confiance, de sens, et de tout ce qui se joue derrière la scène de nos carrières. Le travail est un formidable moyen de s’exprimer, de créer, de s’épanouir, si on a conscience de tout ce qui s’y joue.
C’est un miroir qui te permet de te découvrir et de grandir en conscience. Je serais heureuse que tu me rejoignes. Alors, bienvenue !
Dans la prochaine lettre, je te parlerai de notre ressource la plus précieuse, et de comment en prendre soin.
Abonne-toi si tu veux en savoir plus:
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09/06/2026
Comment anéantir les efforts de ceux qui ont été terrassés par un ou plusieurs burnouts, par des difficultés psy, des troubles neurodéveloppementaux, et autres incidents et accidents de vie, etc. ?
Voici la recette, quand on est intervenant de la santé et qu'on doit statuer sur la capacité d'une personne à reprendre le travail.
Dire "secouez-vous Monsieur ! Il faut se bouger" à un patient qui a possiblement un trouble autistique.
Refuser de regarder et lire les rapports des accompagnants psy, coaches, médecins qui suivent le dossier depuis des mois et connaissent très bien leur patient.
Culpabiliser en disant que le système va dans le mur avec des profils comme le sien.
"Vous arrivez bien à vous exprimer, vous n'avez pas l'air si fatiguée »
Fixer une date de reprise parce qu'"Il faut bien vous réinsérer à un moment, hein"
Rétorquer qu'un burnout d'un an ou deux, ce n'est pas normal, "il ne faut pas écouter tout ce qu'on dit"
Et enfin, le fameux: "Pourquoi n'avez-vous pas profité de vos semaines d'arrêt pour chercher un autre travail ?"
Tous ces exemples sont véridiques.
C'est de la violence institutionnelle.
En voulant minimiser les coûts à court terme, et parce qu'on a reçu des ordres, on peut tenir un discours toxique qui anéantit des mois d'accompagnement. J'en suis témoin tous les jours.
L'aberration, c'est que les coûts à long terme seront encore plus élevés tant qu'on n'aura pas réglé les problèmes structurels.
Eteindre des incendies en jetant de l'huile sur le feu.
On marche sur la tête.
L'institution valide une aptitude administrative, elle ne validera jamais un besoin de sens, et elle inverse les responsabilités.
Tu ne seras pas entendu ou compris si la personne en face n'est pas en mesure de t'entendre ou de te comprendre, ou qu'elle n'en a pas le droit légal et administratif.
Fais de tes propres limites ton nouvel axe.
Puisqu'ils ne peuvent pas t'entendre, c'est à toi de t'écouter.
(Photo: Xavier Claes)
Autres exemples bienvenus en commentaire ou en mp.
05/06/2026
Elle est à l'aube d'une nouvelle vie, a créé une nouvelle approche psycho-corporelle et se réjouit de la partager autour d'elle.
Sa vie professionnelle "classique" est terminée, elle est à la retraite.
Derrière elle, une longue expérience de voyages, rencontres, un profil qu'on pourrait qualifier d'instable si on chausse des lunettes normatives, moi je vois une femme géniale, pleine de joie, qui a tout intérêt à continuer de vivre intensément...
Elle souhaite avoir juste un peu plus d'ancrage pour canaliser son énergie, faire le tri entre ses très nombreux projets, et ne pas perdre son temps, ni son argent.
Son argent, parlons-en:
Plus de 10000e investis dans des formations en tunnels de vente.
Fatiguée, dépassée par la technique mais séduite par les promesses des marketeurs business, elle a cru qu'il lui suffirait de suivre ces formations pour que sa visibilité augmente et donc, ses ventes et bénéfices.
Elle a été envoûtée par cette croyance moderne: investir dans d'obscures formations pour cartonner en ligne, accroître ses revenus passifs et devenir nomade tout en faisant rayonner son expertise.
Elle se met la pression depuis des mois, se flagellant parce qu'elle n'arrive pas à tourner sa première vidéo de formation.
Elle n'est pas faite pour ça. C'est notre constat en fin de séance.
Elle pousse un grand soupir de soulagement, tant cette énorme "to do" lui pompait de l'énergie. Un projet dissonant qu'elle ne parvenait pas à mettre au monde, tout en se blâmant de procrastiner.
Ce monde est rempli de pièges.
Le plus redoutable d'entre eux est cette promesse d'un schéma linéaire, facile, reproductible.
Il n'y a pas de méthode unique pour montrer (et vivre de) ce qu'on fait, la voie royale n'est pas forcément digitale.
Si on est nul et qu'en plus on n'aime pas ça, le message est clair, ce n'est pas par là. La seule voie soutenable c'est non seulement de faire ce que l'on aime, mais aussi de diffuser ce que l'on fait à notre UNIQUE façon. Et c'est encore plus vrai pour les profils atypiques.
Le reste n'est que suradaptation.
(Photo: Xavier Claes)
04/06/2026
"J'ai très envie d'avoir ce job, du coup je me mets la pression, ça me stresse pour l'entretien"
(Pour ceux qui ne le savent pas, j'ai fait du recrutement pendant de nombreuses années, je vous donne quelques conseils)
1. C'est une excellente nouvelle ! ça veut dire que ta motivation est forte, que tu es animée par le désir, la joie de te voir déjà décrocher le poste, ça te met dans une très bonne énergie, ça se ressent et donc, ça se verra.
2. Les personnes sensibles ont tendance à lutter contre leurs émotions, à vouloir les cacher. Je propose tout l'inverse: les accueillir et surtout, les nommer si on sent qu'elles nous submergent, et ce, dès le début de l'échange.
La métacommunication désamorce beaucoup d'inconfort. Exemple: "Ce job m'anime beaucoup, j'avoue que j'ai un peu la pression !".
3. Si vous avez fait un bilan de compétences, avec moi ou quelqu'un d'autre, relisez-le juste avant: vous allez vous souvenir et ancrer toutes les qualités et compétences dont vous disposez, vous les aurez en tête, vous rebondirez plus facilement sur les questions, et vous reprendrez un petit shot de confiance juste avant le moment fatidique.
4. Vouloir cultiver le détachement, se dire que c'est pas grave si on ne décroche pas le job, c'est super mais c'est plutôt quelque chose à se dire APRES l'entretien. Avant, la conviction de mériter cet emploi est plus importante, ça maintient dans une bonne vibe. Eviter de se poser la question "et si je l'ai pas ?", ne pas laisser d'espace pour le doute. Il a le droit d'exister mais ne pas mettre le focus dessus. Tout un exercice.
5. Avoir envie d'un job, être dans un élan de vie quand on cherche un emploi en général, postuler avec plaisir et conviction, avancer quoi qu'il arrive, et tirer des enseignements si les choses ne se passent pas comme espéré, c'est rester dans le mouvement, rester vivant. C'est toujours apprenant, et ça vous rapproche chaque fois un peu plus de ce que vous êtes amené à vivre.
Dans un monde de chaos et de performance, rester bien ancré en soi, cultiver la souveraineté et la joie, c'est valable pour tous les aspects de la vie, y compris ces moments charnières d'une recherche d'emploi.
C'est ça, la clé.
Pas un CV hyper léché.
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Si vous avez des questions à me soumettre, j'y répondrai avec plaisir ! Sur la vie pro, la neurodiversité, la sensibilité, les changements de vie, et plus encore.
Je suis Virginie et j'aide les sensibles et atypiques à naviguer leur vie (pro) avec puissance et grâce.
01/06/2026
()
Ton anxiété de performance ne vient pas de nulle part.
31/05/2026
Ce qu'il y a de passionnant avec ces documentaires biographiques, c'est de voir les schémas récurrents derrière les réussites tonitruantes...
Je suis super fan ! Je les ai tous vus, et je suis là tout de suite, en train de regarder le dernier en date sur le groupe Take that.
ça m'est égal, leur musique, leur style: ce qui m'intéresse, c'est la psychologie de ces stars en devenir.
Qu'est-ce qui explique leur succès ?
Les ingrédients sont toujours les mêmes:
(même si, évidemment, la chance joue un rôle, mais je crois plutôt aux hasards qui n'en sont pas)
1. La conviction absolue en leur réussite. Pas une once de doute. Ils performent dans une fancy fair, dans une émission pourrie, mais se voient déjà à Bercy ou à Wembley.
Ils y croient tous, en fait, ils font plus que croire: ils savent.
2. Ils se fichent pas mal qu'il n'y ait que 3 personnes, ils donnent tout comme s'ils étaient devant des dizaines de milliers de personnes.
3. Ils ont une capacité de résilience presque anormale. Qu'ils se fassent jeter d'une maison de disques ou huer sur scène, ils ne se disent pas qu'ils sont mauvais, jamais ! Ils se disent que c'est l'autre qui n'a rien compris.
4. Evidemment ils travaillent énormément, souvent ils sacrifient leur vie privée, ils se focalisent seulement sur leurs objectifs.
Si tout ça ne garantit pas la victoire (biais du survivant oblige), c'est la condition sine qua non pour traverser ces vies folles sans abandonner...
La frontière est floue entre mindset inspirant et auto maltraitance.
Je me dis qu'il s'agit "seulement" de faire du tri pour y trouver une petite inspiration:
On garde cette conviction absolue, cette Foi, qui fait avancer...
On jette la souffrance présumée obligatoire, cette croyance toxique que le prix à payer doit être destructeur.
On peut tout à fait réussir sans y laisser son âme. Je crois plus à la justesse qu'en l'effort. Même si, je dois dire, la satisfaction à travailler, le plaisir du travail bien fait, comptent beaucoup pour moi.
J'y retourne !
(Photo Tim Roney - Getty Image)
29/05/2026
Attention, il y a de l'IA dans ce post !
Je vois de plus en plus de femmes diagnostiquées avec un TDAH, ayant parfois des troubles anxieux, traversant la périménopause. C'est "la tempête parfaite" pour l'identification tardive du TSA chez la femme.
L'hypothèse d'un double diagnostic AuDHD (Autisme + TDAH) est une piste majeure à explorer quand on se sent de plus en plus mal.
Parfois il y a parfois des besoins spécifiques qui n'ont jamais été perçus, compris, ni exprimés par la petite fille, notamment dans un cadre familial chaotique ou rigide. La femme de la génération X est passée sous les radars et a passé sa vie à se suradapter.
Dans un monde qui marche sur la tête (cfr mon post d'hier où je refusais qu'on réduise nos effondrements à de simples failles personnelles), je cherche à comprendre, je VEUX comprendre, comment notre écologie interne entre en collision avec un système toxique.
1. L'effet de la périménopause : L'effondrement du "masking"
C'est souvent à cette période de la vie que les femmes autistes "explosent" ou consultent.
L'estradiol (la forme d'œstrogène la plus active dans le cerveau) joue un rôle de modulateur clé de la dopamine et de la sérotonine. Quand ses taux fluctuent de manière anarchique puis s'effondrent, les symptômes du TDAH s'aggravent drastiquement.
Les stratégies de compensation (le masking) développées pour camoufler le TSA reposent entièrement sur les fonctions exécutives du cerveau. Ce système demande une énergie cognitive immense que le système nerveux, privé du soutien biochimique de l'estradiol, n'a tout simplement plus les moyens de fournir.
Ce que l'on prenait pour une simple dépression ou une crise de la quarantaine/cinquantaine est en réalité parfois un burnout autistique. Ce n'est pas une défaillance de l'individu, c'est le signal d'alarme d'un organisme dont les béquilles neurologiques habituelles lâchent, et qui refuse de continuer à tolérer l'intolérable.
Certaines femmes refusent de prendre des hormones, c'est un choix, il y a d'autres solutions. Mais il faut juste savoir ce qui se joue biologiquement pour prendre une décision éclairée. Certaines femmes ne peuvent d'ailleurs pas prendre de traitement (THM).
Parfois, la médication est nécessaire, même temporairement. Certaines femmes neuroatypiques et/ou traumatisées (les deux sont souvent liés) ont tellement l'habitude de devoir se débrouiller seules, n'ont plus confiance dans le corps médical ou dans les molécules chimiques. Je pense quand même qu'on risque de se priver de ressources précieuses. Tout est une question de dosage, d'équilibre et de conscience. La nourriture a aussi un impact fondamental sur cette chimie cérébrale, n'est-ce pas Nourritures conscientes - Valérie Houyoux !
2. Le camouflage mutuel (TDAH / TSA)
Le TDAH et le TSA passent leur temps à se masquer l'un l'autre au quotidien, ce qui explique le diagnostic si tardif :
Le côté TDAH recherche la nouveauté, l'impulsivité et le chaos, ce qui vient temporairement masquer ou compenser l'extrême besoin de routine, de prévisibilité et de contrôle du TSA.
Une fois le TDAH diagnostiqué et éventuellement traité, le "bruit" et le chaos du TDAH diminuent... et c'est là que la rigidité, les surcharges sensorielles et les particularités sociales du TSA apparaissent enfin au premier plan.
Parfois, la présentation du burnout d'une femme avec TDAH ressemble beaucoup au TSA, donc attention...
3. Le TAG : Vraie anxiété ou conséquence du TSA ?
Chez les femmes autistes non diagnostiquées, le Trouble Anxiété Généralisée (TAG) est très souvent un diagnostic fourre-tout.
L'anxiété n'est pas ici une anomalie psychiatrique irrationnelle qui existerait par elle-même. Elle est la conséquence logique, physiologique, d'une surcharge sensorielle chronique (lumières, bruits) et d'une hypervigilance sociale permanente (liée à la peur de mal faire et à l'épuisement de devoir décoder les codes implicites d'un monde inadapté).
Prendre conscience de cette alliance entre hormones et neuroatypie, ce n'est pas se chercher une excuse, ni se victimiser, ni être faible. C'est important, c'est crucial pour préserver sa santé voire même, pour rester en vie. C'est une question de santé publique.
Je ne suis pas médecin, juste une femme concernée, révoltée, j'espère être correcte dans ce que j'ai appris et compris ! Et comme je répète de plus en plus souvent ces infos dans mon cabinet (avec plein de pincettes d'ailleurs), c'est peut-être le moment de consigner ça par écrit ici.
(Désolée de vous bombarder avec des photos de moi, si on ne le fait pas, on passe souvent à la trappe de l'algorithme)