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09/11/2023

Chers Burundais, non le Marketing de réseaux n’est pas de l’arnaque!
La suspension, par le Ministère ayant les affaires intérieures dans ses attributions, de l’Alliance in Motion Global, une des sociétés de Marketing de réseau opérant au Burundi, a fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux. En surfant dans les commentaires des internautes, on remarque que nombreux sont ceux qui « mélangent torchons et serviettes » quant au Marketing de réseaux d’une part, et au Pyramide de Ponzi d’autre part. Alors, essayons de « séparer le bon grain de l’ivraie » avec ces 4 différences entre ces deux modèles de business. Eclairage.

Jeudi 28 Octobre 2021. Une ordonnance ministérielle portant suspension des activités de l’ « Alliance in Motion Global » circule sur les réseaux sociaux. AIM Global étant connue comme une des « sociétés » de Marketing de réseaux œuvrant au Burundi, les réactions dans les commentaires ne sont pas trèèès…emphatiques, disons, surtout à l’égard des membres de ce type de réseaux.
Entre ceux qui félicitent le Ministre Gervais Ndirakobuca ayant pris la décision et ceux qui semblent se plaire à « remuer le couteau dans la plaie » auprès des membres de la société qui risquent d’y laisser leurs plumes, financièrement parlant, une chose sautent à l’œil. Nombreux sont ceux qui confondent le Marketing de réseaux et la vente pyramidale plus connue sous l’appellation Pyramide de Ponzi.
Non, le Marketing de réseaux n’est de pas de l’arnaque. Mais le système de Ponzi, oui. C’est vrai que comme dans tout autre business, les sociétés pratiquant le Marketing de réseaux comme modèle commercial peuvent s’adonner à des pratiques illégales – comme d’ailleurs le mentionne l’Ordonnance Ministérielle dans le cas d’AIM Global. Mais il ne faut pas tomber dans le piège de « mettre tous les œufs dans le même panier ». L’objectif n’est pas de prendre le parti de l’une ou l’autre société, mais c’est d’essayer d’épargner à qui veut l’entendre le risque de zapper une probable opportunité future et qui serait saine, pourtant.
Alors, comment distinguer un système en vente pyramidale, dit de Ponzi, d’un Marketing de réseau classique - un modèle commercial existant depuis les années 1940 ? Voici quatre différences – expliqué par Tim Sales (propos recueillis), ayant enseigné à l’Université de l’Illinois aux Etats-Unis d’Amérique et professionnel en Marketing de réseaux depuis plus de 30ans.

Schéma de Ponzi vs Marketing de réseau
#1 - Dans un système de Ponzi, vous avez un administrateur, alors que les sociétés de marketing de réseau légitimes n'ont pas d'administrateur. Vous recevez des commissions basées sur le volume des ventes que vous et votre équipe générez, et il y a une trace écrite claire pour la comptabilité.

#2 - Les schémas de Ponzi n'ont aucun produit ou service réel et tangible à offrir. En revanche, les sociétés de marketing de réseau proposent plusieurs produits et services à la vente, souvent de très bonne qualité.

#3 - Dans une chaîne de Ponzi, les investisseurs actuels reçoivent des intérêts, mais dans le marketing de réseau, il n'y a pas d'investissement que vous pouvez potentiellement perdre. Pour perdre quelque chose en marketing de réseau, il faudrait que vous mettiez de l'argent et qu'il reste quelque part, en attendant un retour sur investissement.

REMARQUE : Nous ne parlons pas de l'achat d'un kit de démarrage ou d'un paquet de produits, afin de vous permettre d'explorer si oui ou non vous voulez faire ce business. Ces produits seraient consommés, on ne peut donc pas nécessairement parler de perte.
Toute entreprise comporte un risque inhérent, et presque toutes les entreprises que vous pouvez imaginer ont un coût initial pour la recherche et la diligence raisonnable. Décider de ne pas poursuivre l'activité ne rend pas votre achat frauduleux.
Ainsi, lorsque les gens agissent comme s'ils avaient perdu beaucoup d'argent - ou s'ils avaient été arnaqués - en achetant un kit... ces personnes n'auraient probablement pas dû se lancer dans une quelconque activité commerciale si elles considèrent cela comme une perte.

#4 - Les schémas de Ponzi nécessitent plus de dépôts que de retraits – donc plus de personnes qui entrent dans le réseau qu’ils n’en sortent - afin de payer les investisseurs. Mais dans le marketing de réseau, l'entreprise ne s'effondre pas simplement parce que les gens la quittent, ceci parce qu'ils ne retirent pas d'argent en partant.

La seule façon d'obtenir un effondrement dans quelque chose, c'est lorsque tout le monde commence à essayer de retirer son argent d'un seul coup. Par exemple, quand vous avez une banque qui s'effondre, pourquoi s'effondre-t-elle ? Parce qu'un grand nombre de personnes ont peur qu'il n'y ait plus d'argent lorsqu'elles vont le retirer. Et c'est exactement comme ça que s'effondre une chaîne de Ponzi, que ce soit celui de Bernard Madoff ou de Charles Ponzi. Tout le monde se rue sur la banque pour essayer de retirer son argent en premier (ou avant qu'il n'y en ait plus).

Pour conclure, que dire de mieux que ce commentaire d’un certain Brandon Gaille : « Les avantages et les inconvénients du marketing de réseau montrent qu'il peut s'agir d'une expérience potentiellement rentable, mais qu'il faut généralement plus de travail que la plupart des gens ne le pensent pour créer ce profit. Si vous aimez un certain produit, si vous aimez parler avec les gens et si vous pouvez supporter les multiples rejets quotidiens de votre argumentaire de vente, alors ce pourrait être le type d'opportunité qui vous convient ».
Peut-être serez-vous à mesure d’emboiter le pas à Bruce (nom d’emprunt) qui se fait déjà entre 500.000 et 1.000.000FBu par mois de la vente des produits de la société Forever Living Products, après quatre ans de loyaux services ? Par ailleurs, espérons quand même que vous prendrez soin d’éviter de tomber dans les mailles du système de Ponzi au risque de pleurer la perte de 2500$ comme notre ami Félicien Nigarura (nom d’emprunt) avec la société Vertex Trades. Hum…soyez à vos gardes. Vous promettez? Echangeons dans les commentaires sur notre page Facebook.

30/10/2023

Banque Lambert : pourquoi est-elle si recherchée au Burundi ?
Le système dit « Banque Lambert » est encore bien existant et répandu dans le circuit financier informel au Burundi. Pourtant, d’une part, le régulateur du système financier Burundais – la BRB – interdit la pratique de la « Banque Lambert », et d’autre part le nombre d’Institutions de Microfinance où pourraient s’adresser d’une manière formelle ces demandeurs de crédit ne cesse de croitre. Nous avons donc voulu savoir pourquoi la « Banque Lambert » reste si recherchée au Burundi. Eclairage.

La « Banque Lambert ». Une pratique « inventée » par un certain Michael Milken dans les années 1980, alors Chef du Département Crédits à Haut Risque à la banque Drexel Burnham Lambert. Ignorez son modus operandi. C’est pour les « as de la finance ». Au Burundi, la « Banque Lambert » est connu pour être un système de prêt à intérêt très élevé – 15, 20, 30 ou même 50% du montant du prêt - dans un délai relativement court – une journée, une semaine, un mois,…Tout dépend du type et de la crédibilité de l’emprunteur, de l’usage que la personne va faire de cet argent, du montant emprunté, etc.
La pratique de la « Banque Lambert est bien réel au Burundi. Elle frôle même la normalité, sans vouloir exagérer, à en croire ceux à qui nous avons posé la question. Toutefois, « même si les gens en font usage, la loi interdit cette pratique. Elle est même pénalement punissable » avertit Maître Ange Akimana, avocat au Barreau de Bujumbura. Les propos de Maître Ange sont appuyés par l’article 12 de la Loi No 1/07 du 22 Aout 2017 régissant les activités bancaires.
Dans un article paru sur le site du journal Iwacu en 2013, Gilbert Niyongabo, professeur en économie à l’Université du Burundi, suggérait à la Banque Centrale de promouvoir le développement des microfinances comme solution au phénomène « Banque Lambert ». « Il faut multiplier les microfinances pour faire en sorte que l’argent soit le moins cher possible. Et par là on pourra financer les activités économiques tant du monde urbain que rural » proposait-il.
Pourtant, huit ans après, la « Banque Lambert » se baladent toujours dans le système financier informel, malgré une augmentation significative du nombre d’Institutions de Microfinance (IMFs) au Burundi entre 2013 et 2021. Où donc réside encore le souci ? Ecoutons ce qu’en disent les concernés.

Un processus long d’obtention du crédit
JNC, appelons-le comme ça, est cambiste – donneur de crédit en mode « Banque Lambert ». Il accorde les crédits à un taux de 15% mensuellement et affirme que ses “clients‟ sont satisfaits – il appelle “clients‟ les gens qui le sollicitent pour ses “services‟. Pour lui, la raison première pour laquelle les gens font recourt à leur “service”, c’est parce que le processus d’obtention d’un crédit auprès d’institution financière reconnue (Banque ou Institution de Microfinance) est long.
Il s’explique : « Par exemple, un “client‟ peut se retrouver à court de liquidités pour son budget de ration avant la fin du mois, ou alors être à cours d’argent pour saisir une opportunité d’affaire qui se présente. Dans ces conditions, au lieu de se diriger vers une IMFs où le processus d’obtention d’un crédit peut prendre une, deux, quatre semaines, ou même se voir refuser carrément le crédit, il se rabat à un cambiste qui lui donnent spontanément le montant demandé si celui-ci en a à sa disposition et si le “client‟ est digne de confiance ».

Vivre dettes après dette, après dette
« Il y a d’autres types de demandeurs de crédits que nous servons » affirme-t-il. « Nous rencontrons pas mal de cas de gens qui ont déjà des crédits non encore liquidés dans des institutions formelles (Banque ou IMFs). Ceci les rend incapables de solliciter un nouveau crédit auprès de ces institutions alors qu’ils sont en besoin urgent d’argent. Ils se retrouvent ainsi sans autre recours que de se tourner vers la Banque Lambert » révèle-t-il.
JNC se demandent même si le régulateur du système financier ne devrait pas trouver un moyen d’encadrer les “services‟ – comme il les appelle - des cambistes au lieu de les interdire. « Le système s’est tellement répandu que même certains groupements d’épargne et de crédit – exemple à l’appui - appliquent des taux proches de ceux appliqués par les cambistes » fait-il remarquer.
Si non, les institutions financières devraient peut-être trouver des moyens pour alléger davantage le processus d’obtention du crédit pour pallier aux conséquences de l’inflation que peut susciter la pratique généralisée de la « Banque Lambert » comme l’expliquait le professeur Gilbert Niyongabo au journal Iwacu.
Pour vous, voyez-vous l’un ou l’autre inconvénient quant à la pratique de la « Banque Lambert » ? Ou êtes-vous d’avis qu’elle est bénéfique comme le disent les défenseurs de ce système de crédit informel ?

23/10/2023

Education financière : Besoin d’une « porte-monnaie en bonne santé» ?
21,46%. Voilà la part des personnes actives détenant un compte dans une institution financière en 2016 au Burundi. Selon le Dr Salomon NSABIMANA, enseignant à l’Université du Burundi, une des multiples raisons qui peuvent expliquer ce faible niveau d’inclusion financière est le manque d’éducation financière. Pour Ezéchiel, éducation financière se rapporte à la « bonne santé du porte-monnaie ». Etes-vous d’avis ?
Ladies and Gentlemen, nous ouvrons le bal sur un sujet intéressant, vraiment à débat, surtout dans notre chère société Burundaise. Nous allons parler de l’ « éducation financière”. Peut-être es-tu entrain de te demander: “None (En fait, Ndlr), “éducation financière” c’est quoi? Bonne question ! A ton avis, c’est quoi justement cette chose-là ? Tu as une idée ? Bon, ça ne fait rien. Avant de répondre, voyons d’abord ce qu’en disent les autres.
Nous leur avons posé la question…
Ella IRADUKUNDA, est une jeune demoiselle de 22ans. Elle est étudiante dans la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion à l’Université du Burundi, en Bac III. Pour elle, être financièrement éduqué c’est « connaitre l’importance de détenir un compte dans une institution financière ». « C’est aussi savoir comment gérer son patrimoine, son argent, comment investir, épargner,…bof, un truc du genre quoi ! »

Ezéchiel NDAYISHIMIYE lui, est un vrai gaillard approchant la trentaine, qui a pris une bonne dose de Bugali (patte, Ndlr) et de bodybuilding – ses amis le surnomment « Kiboko » (hippopotame, Ndlr). Il habite Nyakagabiga avec ses colocataires et est entrepreneur dans la photographie. « Pour moi, éducation financière veut dire savoir comment fructifier ce que l’on a à notre disposition, pour une bonne santé du porte-monnaie. Par exemple, quand j’ai commencé dans la photographie, j’utilisais les appareils des autres. Mais avec le revenu que je gagnais, j’ai constitué de petits épargnes jusqu’à m’acheter mon propre appareil photo. Et un deuxième. Et un camera. Voilà ! » confie-t-il. « Mais…, je suis loin de me considérer comme financièrement éduqué. Man, pour moi, budgétiser ça reste un problème! Acheter des choses – imikeke (variété de poisson), des chaussures - juste par attirance ou opportunisme, sans que cela était prévu, c’est mon vécu quotidien. Et à ce niveau je ne peux dire que je suis financièrement éduqué. Mais que faire ? C’est la vie ! La vie est courte dit-on. »

KIRA W***y Bélard quant à lui, est marié depuis un peu plus d’un an et déjà père de la petite Kenaya. Il croit qu’une personne financièrement éduquée est une personne qui a des connaissances suffisantes pour prendre de bonnes décisions financières. « Mais, je ne saurais dire si je suis financièrement éduqué ou pas. Je le saurai dans dix ans peut être [Rires]. C’est quelque chose sur laquelle je réfléchis ces derniers jours. Je me demande par exemple à combien se construit une maison ? Comment avoir cet argent ? Faut-il contracter une dette en banque ou utiliser des fonds propres ? Tout ça… je crois que j’aurai besoin d’aide aussi en la matière » avoue-t-il.

Que faut-il retenir donc ?
NIYONZIMA Jean Bosco, un expert de l’éducation financière à la German Sparkassenstiftung Eastern Africa, dit qu’une personne financièrement éduquée est « une personne capable d’adopter une bonne culture d’épargne formelle, de faire un budget des revenus et des dépenses au profit de cette épargne. C’est quelqu’un(e) qui sait gérer les dettes lui octroyées par les institutions financières et bien négocier avec les fournisseurs de produits et services financiers formels avec une connaissance approfondie de ces derniers ».
« Huum…épargner nyene ? Mu Burundi (Epargner ?au Burundi, Ndlr) ? Je vous entends les petites voies. A haute voix ! C’est justement ça que nous voulons. Le débat. Venez dans les commentaires. Sur notre page facebook! Ça sent de bons moments d’échange.

03/12/2021

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menya 29/11/2021

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02/11/2021

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